Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507318
jeudi 20 novembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2507318 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recettes émis par la commune de Montvalezan pour le remboursement de frais de secours sur piste de ski. Le juge a estimé que l’exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, et que les litiges relatifs aux sommes réclamées aux usagers à ce titre relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2025, M. C... B... demande au tribunal d’annuler le titre de recettes émis le 15 mai 2025 par la commune de Montvalezan pour le recouvrement d’une créance relative à des frais de secours sur piste sur la station de La Rosière pour un montant de 5 367, 12 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de rejeter par ordonnance les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
Aux termes de l’article L. 2321-1 du code général des collectivités territoriales : « Sont obligatoires pour la commune les dépenses mises à sa charge par la loi. ». Aux termes de l’article L. 2321-2 du même code : « Les dépenses obligatoires comprennent notamment : (...) 7° Les dépenses de personnel et de matériel relatives au service d’incendie et de secours. Toutefois, les communes peuvent exiger des intéressés ou de leurs ayants droit le remboursement des frais de secours qu’elles ont engagés à l’occasion d’accidents consécutifs à la pratique des activités sportives dont la liste est établie par décret en Conseil d’Etat (...) » ; aux termes de l’article R. 2321-6 du même code : « Peuvent faire l’objet du remboursement des frais de secours prévus au 7° de l’article L. 2321-2, les activités sportives ci-après : 1° ski de piste ; 2° ski de fond ».
M. B... conteste un titre émis par la commune de Montvalezan pour le recouvrement de la somme de 5 367,12 euros, correspondant à des frais de secours pour sa fille, A... B..., sur le domaine skiable de la station de La Rosière. Eu égard à son objet et aux conditions de son fonctionnement, l’exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, même lorsque la station de ski est exploitée en régie directe par la commune. En raison de la nature juridique des liens existant entre les services publics industriels et commerciaux et leurs usagers, lesquels sont des liens de droit privé, les tribunaux judiciaires sont seuls compétents pour connaître des litiges relatifs aux sommes réclamées par une commune à un usager du domaine skiable au titre des frais qu’elle a engagés pour assurer son secours sur une piste. Il est constant qu’au moment de son accident, la fille de M. B... avait la qualité d’usager des pistes de ski de la station de La Rosière.
Par suite, la requête de M. B... ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il y a lieu, dans ces conditions, de la rejeter, en application des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....
Fait à Grenoble, le 20 novembre 2025.
Le président,
P. THIERRY
La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2025, M. C... B... demande au tribunal d’annuler le titre de recettes émis le 15 mai 2025 par la commune de Montvalezan pour le recouvrement d’une créance relative à des frais de secours sur piste sur la station de La Rosière pour un montant de 5 367, 12 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de rejeter par ordonnance les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
Aux termes de l’article L. 2321-1 du code général des collectivités territoriales : « Sont obligatoires pour la commune les dépenses mises à sa charge par la loi. ». Aux termes de l’article L. 2321-2 du même code : « Les dépenses obligatoires comprennent notamment : (...) 7° Les dépenses de personnel et de matériel relatives au service d’incendie et de secours. Toutefois, les communes peuvent exiger des intéressés ou de leurs ayants droit le remboursement des frais de secours qu’elles ont engagés à l’occasion d’accidents consécutifs à la pratique des activités sportives dont la liste est établie par décret en Conseil d’Etat (...) » ; aux termes de l’article R. 2321-6 du même code : « Peuvent faire l’objet du remboursement des frais de secours prévus au 7° de l’article L. 2321-2, les activités sportives ci-après : 1° ski de piste ; 2° ski de fond ».
M. B... conteste un titre émis par la commune de Montvalezan pour le recouvrement de la somme de 5 367,12 euros, correspondant à des frais de secours pour sa fille, A... B..., sur le domaine skiable de la station de La Rosière. Eu égard à son objet et aux conditions de son fonctionnement, l’exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, même lorsque la station de ski est exploitée en régie directe par la commune. En raison de la nature juridique des liens existant entre les services publics industriels et commerciaux et leurs usagers, lesquels sont des liens de droit privé, les tribunaux judiciaires sont seuls compétents pour connaître des litiges relatifs aux sommes réclamées par une commune à un usager du domaine skiable au titre des frais qu’elle a engagés pour assurer son secours sur une piste. Il est constant qu’au moment de son accident, la fille de M. B... avait la qualité d’usager des pistes de ski de la station de La Rosière.
Par suite, la requête de M. B... ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il y a lieu, dans ces conditions, de la rejeter, en application des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....
Fait à Grenoble, le 20 novembre 2025.
Le président,
P. THIERRY
La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.