Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507700

vendredi 5 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2507700
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Requête de M. A rejetée par le Tribunal Administratif de Grenoble. Le requérant demandait le rétablissement des faits et le respect de sa personne suite à un courrier de la ville de Grenoble. Le tribunal a jugé ces conclusions irrecevables car elles ne tendaient ni à l'annulation d'une décision administrative ni à la condamnation pécuniaire d'une personne publique. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juillet 2025, M. B A demande au tribunal " le respect de [sa] personne et le rétablissement des faits sur les accusations contenues dans le courrier et de rentrer dans [ses] droits ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ".

2. En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l'espèce, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions tendant à d'autres fins que l'annulation d'une décision administrative en raison de son illégalité ou la condamnation d'une personne publique à verser une somme d'argent. Ainsi, le juge administratif ne peut se prononcer sur des conclusions en déclaration de droit, ni faire œuvre d'administrateur et se substituer aux administrations compétentes.

3. En l'espèce, M. A, dans ses conclusions, demande au tribunal de rétablir les faits sur les accusations contenues dans un courrier de la ville de Grenoble et le respect de sa personne. Toutefois, ainsi, qu'il a été dit ci-dessus, ces conclusions sont irrecevables.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Grenoble, le 5 septembre 2025.

Le président,

J. P. WYSS

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2057700