Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2508444

mercredi 12 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2508444
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme A... comme manifestement irrecevable. Les requérants contestaient l'absence de réaction de la commune de Margès face aux inondations répétitives de leur garage, qu'ils attribuaient aux ruissellements d'un chemin communal. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucune conclusion, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 août 2025, M. et Mme A... demandent au tribunal d’examiner le conflit qui les oppose à la commune de Margès (Drôme) quant à des inondations de leur garage qu’ils imputent aux ruissellements provenant d’un chemin communal.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…). Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge (…) ».

2. M. et Mme A..., qui exposent être victimes d’inondations à répétition dans leur garage, qu’ils imputent à des ruissellements provenant d’un chemin communal à Margès, font état d’un manque de réaction de la commune. Toutefois, les intéressés n’assortissent leur requête d’aucune conclusion. Elle est donc manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et Mme C... A....


Fait à Grenoble, le 12 novembre 2025.


Le président de la 3ème chambre,





B. Savouré




La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.