Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2508756
lundi 5 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2508756 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... qui demandait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Valence autorisant la cession d'un terrain à la société Rampa réalisations. Le juge a constaté que les huit premiers moyens soulevés par le requérant (notamment le non-respect de la mise en concurrence, du PLU ou du prix des Domaines) n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et que le neuvième moyen (détournement de pouvoir) était manifestement insusceptible d'être accueilli. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 août 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la délibération du 23 juin 2025 par laquelle le conseil municipal de la commune de Valence a voté la cession d’un tènement situé 2 rue Jean Bouin à la société Rampa réalisations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…), peuvent par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
2. M. B... à l’appui de sa requête, se borne à énoncer les motifs de sa demande d’annulation de la délibération attaquée qu’il numérote de 1 à 9. Les huit premiers motifs sont énoncés comme il suit : « 1) non-respect de la mise en concurrence suit à changement complet de projet 2) non-respect du PLU 3) non-respect du prix de l’évaluation des Domaines 4) dimensionnement du parking non conforme au possibilité de stationnement en basse ville 5) non-respect de la possibilité de fouilles archéologiques 6) promoteur non fiable ayant déjà abandonné un projet voté par la municipalité 7) projet lié à la vente d’un bâtiment à côté qui fait l’objet d’un recours au tribunal administratif 8) tentative d’influence du vote par des intervenants extérieurs lors du conseil municipal. Atteinte à la liberté de vote ». En se bornant à cet énoncé sans préciser les textes où principes qui seraient méconnus, M. B... n’assortit pas ses moyens des précisions nécessaire à l’appréciation de leur bien-fondé.
3. Si M. B... invoque enfin, en motif 9 un détournement de pouvoir, les faits qu’il invoque à l’appui de ce moyen sont manifestement insusceptibles de venir à son soutien.
4. Par suite, cette requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la commune de Valence.
Fait à Grenoble le 5 janvier 2026.
Le président de la 1ère chambre,
P. Thierry
La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 20 août 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la délibération du 23 juin 2025 par laquelle le conseil municipal de la commune de Valence a voté la cession d’un tènement situé 2 rue Jean Bouin à la société Rampa réalisations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…), peuvent par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
2. M. B... à l’appui de sa requête, se borne à énoncer les motifs de sa demande d’annulation de la délibération attaquée qu’il numérote de 1 à 9. Les huit premiers motifs sont énoncés comme il suit : « 1) non-respect de la mise en concurrence suit à changement complet de projet 2) non-respect du PLU 3) non-respect du prix de l’évaluation des Domaines 4) dimensionnement du parking non conforme au possibilité de stationnement en basse ville 5) non-respect de la possibilité de fouilles archéologiques 6) promoteur non fiable ayant déjà abandonné un projet voté par la municipalité 7) projet lié à la vente d’un bâtiment à côté qui fait l’objet d’un recours au tribunal administratif 8) tentative d’influence du vote par des intervenants extérieurs lors du conseil municipal. Atteinte à la liberté de vote ». En se bornant à cet énoncé sans préciser les textes où principes qui seraient méconnus, M. B... n’assortit pas ses moyens des précisions nécessaire à l’appréciation de leur bien-fondé.
3. Si M. B... invoque enfin, en motif 9 un détournement de pouvoir, les faits qu’il invoque à l’appui de ce moyen sont manifestement insusceptibles de venir à son soutien.
4. Par suite, cette requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la commune de Valence.
Fait à Grenoble le 5 janvier 2026.
Le président de la 1ère chambre,
P. Thierry
La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.