Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2510110

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2510110
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSARL NOVAS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... C... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État a été condamné à verser 500 euros à Mme B... C... au titre des frais d’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 septembre 2025, Mme A... B... C... représentée par Me Combes, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a rejeté sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » ;

2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir et, dans l’attente, de lui accorder un document provisoire l’autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense enregistré le 26 novembre 2025, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et, au rejet des conclusions présentées au titre des frais d’instance.

Par un courrier du 28 novembre 2025, Mme B... C... déclare se désister de ses conclusions principales et maintenir ses conclusions relatives aux frais d’instance à hauteur de 1 200 euros.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement de donner acte d’un désistement par ordonnance et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.

2. Par le mémoire susvisé, Mme B... C... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros qu’il paiera à Mme B... C..., au titre des frais non compris dans les dépens que cette dernière a exposés.

O R D O N N E :


Article 1er :
Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B... C....

Article 2 :
L’Etat versera à Mme B... C... une somme de 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... C... et à la préfète de l’Isère.



Fait à Grenoble le 5 février 2026.


Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry



La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.