Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2510472
mardi 13 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2510472 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la prise en charge rétroactive des frais d'hébergement de sa mère en EHPAD. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B... n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er octobre 2025, Mme A... B... demande au tribunal que le département de l’Isère prenne en charge de manière rétroactive les frais d'hébergement de sa mère accueillie en EHPAD à Saint Paul de la Réunion suite à son transfert de la métropole pour la période allant de novembre 2024 à avril 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article L. 134-2 du code de l’action sociale et des familles : « Les recours contentieux formés contre les décisions mentionnées à l'article L. 134-1 sont précédés d'un recours administratif préalable exercé devant l'auteur de la décision contestée. L'auteur du recours administratif préalable, accompagné de la personne ou de l'organisme de son choix, est entendu, lorsqu'il le souhaite, devant l'auteur de la décision contestée. ».
3. En vertu des dispositions précitées, la personne qui entend contester une décision relative à l’aide sociale pour les personnes âgées doit former un recours administratif préalable devant l’autorité compétente. A défaut de ce recours administratif préalable obligatoire, la contestation portée directement devant le juge administratif est irrecevable.
4. En dépit d’une demande de régularisation qui lui a été adressée le 7 octobre 2025 par lettre recommandée avec avis de réception et signé le 11 octobre 2025, Mme B... n’a pas justifié, dans le délai de 15 jours qui lui était imparti, avoir préalablement formé le recours administratif obligatoire prévus par l’article L. 134-2 du code de l’action sociale et des familles. Par suite, la requête présentée par Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Grenoble, le 13 janvier 2026.
Le président,
J.P. Wyss
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 1er octobre 2025, Mme A... B... demande au tribunal que le département de l’Isère prenne en charge de manière rétroactive les frais d'hébergement de sa mère accueillie en EHPAD à Saint Paul de la Réunion suite à son transfert de la métropole pour la période allant de novembre 2024 à avril 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article L. 134-2 du code de l’action sociale et des familles : « Les recours contentieux formés contre les décisions mentionnées à l'article L. 134-1 sont précédés d'un recours administratif préalable exercé devant l'auteur de la décision contestée. L'auteur du recours administratif préalable, accompagné de la personne ou de l'organisme de son choix, est entendu, lorsqu'il le souhaite, devant l'auteur de la décision contestée. ».
3. En vertu des dispositions précitées, la personne qui entend contester une décision relative à l’aide sociale pour les personnes âgées doit former un recours administratif préalable devant l’autorité compétente. A défaut de ce recours administratif préalable obligatoire, la contestation portée directement devant le juge administratif est irrecevable.
4. En dépit d’une demande de régularisation qui lui a été adressée le 7 octobre 2025 par lettre recommandée avec avis de réception et signé le 11 octobre 2025, Mme B... n’a pas justifié, dans le délai de 15 jours qui lui était imparti, avoir préalablement formé le recours administratif obligatoire prévus par l’article L. 134-2 du code de l’action sociale et des familles. Par suite, la requête présentée par Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Grenoble, le 13 janvier 2026.
Le président,
J.P. Wyss
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.