Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2510665

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2510665
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGHELMA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... épouse A... de ses conclusions principales tendant à l’annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et à l’injonction de délivrance d’un titre. La requérante s’est désistée après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer, ce désistement étant pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a en revanche rejeté les conclusions de Mme B... au titre des frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 octobre 2025, Mme C... B... épouse A..., représentée par Me Ghelma, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite née le 26 mars 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le renouvellement de son titre de séjour pluriannuelle ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et, dans l’attente, de lui délivrer une autorisation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler dans un délai de cinq jours, à défaut, d’adopter une décision explicite dans un délai d’un mois et, dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense enregistré le 30 décembre 2025, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions principales et, au rejet des conclusions présentées au titre des frais d’instance.

Par un courrier enregistré le 30 décembre 2025, Mme B... épouse A... déclare se désister de sa requête, excepté en ce qui concerne les conclusions relatives aux frais d’instance.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement de donner acte d’un désistement par ordonnance et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.

2. Par le courrier susvisé, Mme B... épouse A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B... épouse A... relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er :
Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B... épouse A....

Article 2 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... épouse A... et à la préfète de l’Isère.



Fait à Grenoble le 10 février 2026.


Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry



La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.