Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2510883
mercredi 10 décembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2510883 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C..., ressortissante russe, d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 29 janvier 2026. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 octobre 2025, Mme A... C... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’en l’absence de cette attestation, elle est placée en situation irrégulière et fait face à des difficultés pour ses démarches administratives et universitaires ;
- la mesure demandée est utile et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2025, la préfète de l’Isère conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que Mme C... bénéfice d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 29 janvier 2026 et que la demande de titre de la requérante est incomplète.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B..., 1ère vice-présidente, pour statuer sur les référés.
Considérant ce qui suit :
Le 14 juin 2025, Mme C..., de nationalité russe, a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour sur le site ANEF. Souhaitant obtenir une attestation de prolongation d’instruction, Mme C... a introduit la présente requête en référé.
Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’enregistrement de la requête, le 30 octobre 2025, la préfecture de l’Isère a délivré à Mme C... l’attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 29 janvier 2026. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte de la requête de Mme C... sont devenues sans objet, de sorte qu’il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de la requête de Mme C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 10 décembre 2025.
La juge des référés,
M. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 15 octobre 2025, Mme A... C... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’en l’absence de cette attestation, elle est placée en situation irrégulière et fait face à des difficultés pour ses démarches administratives et universitaires ;
- la mesure demandée est utile et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2025, la préfète de l’Isère conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que Mme C... bénéfice d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 29 janvier 2026 et que la demande de titre de la requérante est incomplète.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B..., 1ère vice-présidente, pour statuer sur les référés.
Considérant ce qui suit :
Le 14 juin 2025, Mme C..., de nationalité russe, a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour sur le site ANEF. Souhaitant obtenir une attestation de prolongation d’instruction, Mme C... a introduit la présente requête en référé.
Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’enregistrement de la requête, le 30 octobre 2025, la préfecture de l’Isère a délivré à Mme C... l’attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 29 janvier 2026. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte de la requête de Mme C... sont devenues sans objet, de sorte qu’il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de la requête de Mme C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 10 décembre 2025.
La juge des référés,
M. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.