Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2510959

mercredi 19 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2510959
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELAS RTA AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune d’Annemasse pour obtenir l’expulsion d’occupants sans droit ni titre du domaine public communal. La commune invoquait l’urgence et un trouble à l’ordre public. Le juge a constaté que les occupants avaient quitté les lieux avant l’audience, rendant la demande d’expulsion dépourvue d’urgence et d’utilité. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 octobre 2025, la commune d'Annemasse, représentée par Me Bouvier, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre à M. E... A..., à Mme G... F..., à Mme C... B... et à toutes personnes stationnant sans droit ni titre sur le tènement immobilier sis à Annemasse, rue Marie Curie, parking de la Place du Cirque, parking de la maison des sports et rue du Beulet, d’évacuer sans délai ce tènement dès la notification de la décision à intervenir, avec leurs véhicules, remorques et caravane ;

2°) à défaut pour les intéressés de déférer à cette injonction dans un délai de 24 heures, d’autoriser la commune d’Annemasse à y procéder d’office avec au besoin le concours de la force publique.

Elle soutient que :
- les intéressés sont installés sur le domaine public communal sans autorisation ;
- leurs modalités d’occupation ont pour effet d’engendrer un risque de trouble à l’ordre public et entravent le fonctionnement normal du service public ;
- l’expulsion de ces occupants présente un caractère d’urgence, d’utilité et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme D..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme D..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

A été entendus au cours de l’audience publique du 10 novembre 2025, en présence de M. Palmer, greffier, le rapport de Mme D..., première vice-présidente.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».

Il résulte de l’instruction que, M. A..., à Mme F... et Mme B... ainsi que les autres occupants qui s’étaient installés rue Marie Curie à Annemasse ont quitté les lieux le 13 octobre 2025. Par suite, leur expulsion ne présente plus un caractère d’urgence et d’utilité. Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de la commune d’Annemasse.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de la commune d’Annemasse.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune d’Annemasse, à M. E... A..., à Mme G... F..., à Mme C... B... ainsi qu’à tous les occupants sans droit ni titre.


Fait à Grenoble, le 19 novembre 2025.


La juge des référés




M. D...

La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Savoie en ce qui la concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.