Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511187

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511187
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMATHIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. La requérante s'étant désistée de l'essentiel de son recours pour excès de pouvoir, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces points. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de Mme B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 octobre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Mathis, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 15 septembre 2025 par lequel la préfète de la Savoie l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de deux ans ;

2°) d’enjoindre à la préfète de la Savoie de supprimer l’inscription de sa non-admission au ficher d’information Schengen (SIS) ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 décembre 2025 et 8 janvier 2026 la préfète de la Savoie conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un acte, enregistré le 19 décembre 2025, Mme B... déclare se désister de sa requête, excepté ses conclusions sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 8 décembre 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- la code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseillers désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) / 1° Donner acte des désistements ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Par un acte enregistré le 19 décembre 2025, Mme B... a informé le tribunal qu’elle se désistait de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu’il en soit donné acte.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve que Me Mathis, avocate de Mme B..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Me Mathis de la somme de 800 euros.

O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme B... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’Etat versera à Me Mathis une somme de 800 euros en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée Mme A... B..., à Me Mathis et à la préfète de la Savoie.

Fait à Grenoble, le 3 février 2026.


Le magistrat désigné,





G. LEFEBVRE




La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.