Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511763

mercredi 14 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511763
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 janvier 2026, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. D... et Mme B... contestant un indu de prime d'activité de 580,77 euros réclamé par la CAF de l'Isère. Les requérants n'ont pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire préalablement à leur recours contentieux. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, combinés avec l'article L. 845-2 du code de la construction et de l'habitation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 novembre 2025, M. A... D... et Mme C... B... demandent au tribunal d’annuler la décision en date du 4 juillet 2025 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Isère leur réclame un trop-perçu de prime d'activité d’un montant de 580,77 euros pour la période de janvier à mars 2025.

Par un courrier du 13 novembre 2025, le greffe du tribunal a, en application de l’article R. 412-1 du code de justice administrative et de l’article L. 845-2 du code de la construction et de l’habitation, invité M. D... et Mme B... à régulariser leur requête en produisant la preuve de dépôt du recours administratif préalable obligatoire.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611‑7 ».

Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».

En dépit de la demande de régularisation que le greffe du tribunal leur a adressé par courrier électronique et par lettre recommandée avec accusé de réception le 13 novembre 2025, M. D... et Mme B... n’ont pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’encontre de la décision par laquelle la caisse d’allocations familiales de l’Isère leur a notifié une dette correspondant à un indu de prime d’activité. En l’absence au dossier de tout élément permettant d’établir l’exercice par les intéressés de ce recours administratif préalable obligatoire, les conclusions de la requête présentées par M. D... et Mme B... tendant à contester l’indu mis à leur charge sont entachées d’une irrecevabilité manifeste et doivent, dès lors, être rejetées en faisant application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : Les conclusions de la requête de M. D... et Mme B... sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... D... et Mme C... B....


Fait à Grenoble, le 14 janvier 2026.


Le président



J-P. Wyss




La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.