Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511917

jeudi 19 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511917
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSMITH

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les consorts A... d’une demande de restitution de plusieurs impositions (prélèvement de l’article 244 bis A, taxe de l’article 1609 nonies G et prélèvement de solidarité de l’article 235 ter du code général des impôts) acquittées lors d’une vente immobilière. En défense, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer, ayant prononcé le 28 janvier 2026 le dégrèvement intégral des impositions contestées. Par ordonnance du 19 février 2026, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, faute d’avoir été chiffrées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 novembre 2025, Mme C... A..., Mme D... A..., Mme E... A... et M. B... A..., représentés par Me Smith, demandent au tribunal :

1°) d’ordonner la restitution du prélèvement prévu à l’article 244 bis A du code général des impôts, de la taxe prévue à l’article 1609 nonies G du même code et du prélèvement de solidarité prévu à l’article 235 ter de ce code, versés au titre d’une vente immobilière réalisée le 24 octobre 2024, ainsi que les intérêts de retards correspondants ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat les frais d’instance au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2026, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Par des décisions du 28 janvier 2026, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère a entièrement dégrevé les requérants des impositions contestées. Dès lors, la demande de décharge présentée par les intéressés est devenue sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.

Les requérants n’ayant pas chiffré leurs conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il ne peut y être fait droit.


ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A..., représentante unique, et au directeur départemental des finances publiques de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 19 février 2026.



Le président,





V. L’HÔTE


La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.