Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2512404

jeudi 11 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2512404
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBAZIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un référé suspension par Mme B... épouse A..., contestant le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence algérien. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins de suspension et d’injonction, ce dont le juge des référés lui a donné acte. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 novembre 2025, Mme D... B... épouse A..., représentée par Me Bazin, demande au juge des référés :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de renouveler son certificat de résidence algérien ;

3°) d’enjoindre, à titre principal, à la préfète de l’Isère de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans dans un délai d’un mois à compter de l’ordonnance à intervenir et de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler dans l’attente de la fabrication du titre de séjour dans un délai de 8 jours à compter de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) d’enjoindre, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de prendre une décision explicite sur sa demande dans un délai d’un mois à compter de l’ordonnance à intervenir et de lui délivrer, dans l’attente, un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler dans un délai de 8 jours à compter de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros qui sera versée à son conseil au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à défaut à Mme B... épouse A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.







Par un mémoire enregistré le 3 décembre 2025, Mme B... épouse A... informe le tribunal qu’elle se désiste de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction tout en maintenant ses conclusions tendant à la condamnation de l’Etat au titre des frais irrépétibles.

Mme D... B... épouse A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 3 décembre 2025.

Vu :
la requête en annulation enregistrée sous le n°2512403 ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C..., pour statuer sur les demandes de référé ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique du 4 décembre 2015, Mme C... a lu son rapport en l’absence des parties.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

La préfète de l’Isère a produit un mémoire enregistré le 5 décembre 2025 à 13h47, après la clôture d’instruction, qui n’a pas été communiqué.


Considérant ce qui suit :

Par mémoire du 27 octobre 2025, la requérante a déclaré se désister de ses conclusions aux fins de suspension de l’exécution de la décision contestée et d’injonction. Il y a lieu d’en prendre acte.

Mme B... épouse A... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à Me Bazin, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.


O R D O N N E


Article 1er :
Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme B... épouse A... aux fins de suspension et d’injonction.

Article 2 :
L’Etat versera à Me Bazin une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Bazin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... B... épouse A..., à Me Bazin et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.











Fait à Grenoble, le 11 décembre 2025.






La juge des référés,

A. C...
Le greffier,

P. Muller



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.