Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2513151

lundi 2 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2513151
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... qui contestait un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge a constaté une irrecevabilité manifeste car le requérant n'avait pas signé sa requête malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs aux conditions de forme des requêtes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 décembre 2025, M. A... C... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 17 novembre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’un an.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2026, la préfète de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; »

Aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. »

En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffe et dont l’accusé de réception postal a été signé le 26 décembre 2025, M. C... n’a pas, à l’expiration du délai qui lui était imparti, signé sa requête. Par suite, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.





O R D O N N E :


Article 1er :
La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. C... et à la préfète de la Haute-Savoie.


Fait à Grenoble, le 2 mars 2026.


Le président,





M. B...


La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Savoie en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.