Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant ses conclusions principales (annulation et injonction) dans un litige relatif au renouvellement d'un certificat de résidence algérien. Il rejette sa demande de condamnation de l'État à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais non compris dans les dépens. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du même code pour constater le désistement et clore la procédure.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 décembre 2025, M. A... B... représenté par Me Poret, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère :
- à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien d’une durée de dix ans, dans un délai de sept jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, dans l’attente une attestation de prolongation d’instruction ou à défaut, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quarante-huit heures à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 250 euros par jour de retard ;
- à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de sept jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou, à défaut une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision, sous astreinte de 250 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 février 2026, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer de la requête.
Par un courrier du 26 février 2026, M. B... déclare se désister de ses conclusions, à l’exception de celles relatives aux frais d’instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement de donner acte d’un désistement par ordonnance et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.
2. Par le courrier susvisé, M. B... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B... relatives aux frais non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète de l’Isère.
Fait à Grenoble le 7 avril 2026.
Le président de la 1ère chambre,
P. Thierry
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.