Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2513255

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2513255
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHUARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour « étudiant ». Après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer, M. A... s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte de ce désistement et admet provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle. En revanche, il rejette la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y a pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Huard, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler la décision implicite née du silence gardé par la préfète de l’Isère sur sa demande de renouvellement de titre de séjour présentée le 16 septembre 2025 ;

3°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « étudiant » dans un délai de deux mois, et dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler et ce, dans le délai de 48 heures et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 janvier 2026, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer, et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 16 janvier 2026, M. A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de sa requête et maintenir celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l’ordonnance n° 2513257 du 29 décembre 2025 du juge des référés ;
- le code de justice administrative


Considérant ce qui suit :

Eu égard à l’urgence à statuer sur la requête, il y a lieu d’admettre provisoirement M. A... à l’aide juridictionnelle.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1( Donner acte des désistements ; (…) 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

3. Le désistement de M. A... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme réclamée en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : M. A... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle, à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....

Article 3 : Les conclusions présentées en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Huard, et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.


Fait à Grenoble, le 5 février 2026.



La présidente de la 4ème chambre



C. Rizzato



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.