Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2600659

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2600659
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSENOUCI BEREKSI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) visant à enjoindre à la préfète de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande d'injonction, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 janvier 2026, M. B... C..., représenté par Me Senouci Bereksi, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour au plus tard le 15 février 2026, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 350 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 960 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 février 2026, la préfète de la Haute-Savoie conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 23 février 2026, M. C... déclare se désister de l’instance tout en maintenant ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme A..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :



Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».

Dans son mémoire enregistré le 23 février 2026, M. C... a indiqué se désister de ses conclusions à fin d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er :
Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction de M. C....

Article 2 :
L’Etat versera une somme de 800 euros à M. C... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de la Haute-Savoie.





Fait à Grenoble le 16 mars 2026.


La juge des référés,

M. A...







La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.