Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2303600
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2303600 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VAZEIX |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 mars 2023, Mme A... B..., représentée par Me Vazeix, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté son recours hiérarchique contre la décision du préfet de la Haute-Garonne du 7 septembre 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer la demande de naturalisation dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
à la suite du classement sans suite de sa demande de naturalisation au motif de l’absence de production du document attestant de sa maîtrise du français, elle a formé un recours administratif devant le ministre de l’intérieur en produisant le document sollicité ; son dossier étant désormais complet, elle doit pouvoir obtenir sa naturalisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2024, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Nantes n’est pas compétent pour statuer sur la légalité d’une décision prise par le préfet de la Haute-Garonne et il convient de transmettre la requête au président du tribunal administratif de Toulouse ;
- les moyens de la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
- l’arrêté du 12 mars 2020 fixant la liste des diplômes et certifications attestant le niveau de maîtrise du français requis des candidats à la nationalité française en application du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 modifié relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Mme B... a formé une demande de naturalisation française. Par courrier du 7 septembre 2022 le préfet de la Haute-Garonne l’a informée du classement sans suite de sa demande de naturalisation en l’absence de production des documents attestant de sa maîtrise de la langue française. Mme B... demande au tribunal d’annuler la décision implicite née du silence gardé par le ministre de l’intérieur sur le recours hiérarchique qu’elle a formé contre la décision de classement sans suite du préfet de la Haute-Garonne.
Aux termes de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. (…) ». Aux termes de l’article R. 312-1 du même code : « Lorsqu’il n’en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l’autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. (…) ». En vertu du second alinéa de l’article R. 312-18 de ce code : « Par dérogation au second alinéa de l'article R. 312-1, le tribunal administratif de Nantes est compétent pour connaître des recours dirigés contre les décisions du ministre chargé des naturalisations prises en application de l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. ».
L’article 45 du décret du 30 décembre 1993 dispose que : « Dans les deux mois suivant leur notification, les décisions prises en application des articles 43 et 44 peuvent faire l'objet d'un recours auprès du ministre chargé des naturalisations, à l'exclusion de tout autre recours administratif. (…) Il constitue un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier, sauf pour les décisions de classement sans suite ».
Par ailleurs, il résulte de l’article 21-25-1 du code civil et des articles 9, 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 que l’autorité administrative peut, par une décision susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif, décider de classer sans suite une demande de naturalisation lorsqu’il apparaît, au cours de l’instruction de la demande de naturalisation, que certaines pièces mentionnées à l’article 37-1 de ce décret ou d’autres pièces nécessaires à l’examen de cette demande n’ont pas été produites après que l’intéressé a été mis en demeure de les produire.
Il ressort des pièces du dossier que la décision du préfet de la Haute-Garonne constitue une décision de classement sans suite prise sur le fondement de l’article 40 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française, selon lequel « L'autorité qui a reçu la demande ou le ministre chargé des naturalisations peut, à tout moment de l'instruction de la demande de naturalisation ou de réintégration, mettre en demeure le demandeur de produire les pièces complémentaires ou d'accomplir les formalités administratives qui sont nécessaires à l'examen de sa demande. / Si le demandeur ne défère pas à cette mise en demeure dans le délai qu'elle fixe, la demande peut être classée sans suite. Le demandeur est informé par écrit de ce classement. ». Elle ne constitue pas, en revanche, une décision d’irrecevabilité ou de rejet prise en application des articles 43 ou 44 de ce décret, auxquels renvoie son article 45. Par suite, si la décision du préfet de la Haute-Garonne pouvait faire l’objet d’un recours gracieux ou hiérarchique, implicitement rejeté en l’espèce au bout d’un délai de deux mois, elle ne relève pas des dispositions de l’article 45 du décret précité s’agissant d’une décision préfectorale de classement sans suite prise sur le fondement de l’article 40 de ce même décret. Par suite, le tribunal administratif de Nantes n’était pas compétent pour connaître de cette requête. Toutefois, il y a lieu, par souci de bonne administration de la justice, de statuer sur la requête de Mme B... à Nantes.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) »
Ainsi qu’il a été dit, par une décision du 7 septembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B... au motif qu’elle n’avait pas produit, en dépit de l’invitation qui lui avait été faite le 2 décembre 2021, soit le diplôme national du brevet, soit un diplôme délivré par une autorité française sanctionnant un niveau au moins égal au niveau 3 de la nomenclature nationale des niveaux de formation, soit une attestation de comparabilité délivrée par un centre ENIC-NARIC mentionnant que le diplôme de l’intéressée a été obtenu au terme d’études suivies en français soit une attestation sécurisée de réussite au test de connaissance du français constatant un niveau égal ou supérieur au niveau B1.
Aux termes de l’article 1er de l’arrêté du 12 mars 2020 fixant la liste des diplômes et certifications attestant le niveau de maîtrise du français requis des candidats à la nationalité française en application du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 modifié relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française : « Les diplômes nécessaires à l'acquisition de la nationalité française mentionnés aux articles 14 et 37 du décret du 30 décembre 1993 susvisé sont les suivants :1° Le diplôme national du brevet ; / 2° Ou tout diplôme délivré par une autorité française, en France ou à l'étranger, sanctionnant un niveau au moins égal au niveau 3 de la nomenclature nationale des niveaux de formation ; / 3° Ou tout diplôme attestant un niveau de connaissance de la langue française au moins équivalent au niveau B1 du cadre européen de référence pour les langues ». L’article 2 de l’arrêté du 12 mars 2020 fixant les conditions de délivrance de l'attestation de comparabilité prévue au a du 9° de l'article 37-1 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 prévoit que ces attestations mentionnent le suivi en français du cursus sanctionné par le diplôme.
Mme B... ne conteste pas ne pas avoir produit auprès de la préfecture de la Haute-Garonne le document sollicité. En produisant dans le cadre de son recours hiérarchique une attestation ministérielle de compétence linguistique délivrée par l’agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations le 18 octobre 2006, qui n’entre pas dans les prévisions des dispositions précitées de l’arrêté du 12 mars 2020, la requérante ne conteste pas utilement la décision de classement sans suite. Par suite, cette requête ne comporte qu’un moyen inopérant.
Le délai de recours étant désormais expiré, il y a lieu de rejeter la requête par voie d’ordonnance, en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l'intérieur.
Fait à Nantes, le 3 août 2026.
La présidente,
Signé
H. Douet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Par une requête, enregistrée le 13 mars 2023, Mme A... B..., représentée par Me Vazeix, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté son recours hiérarchique contre la décision du préfet de la Haute-Garonne du 7 septembre 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer la demande de naturalisation dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
à la suite du classement sans suite de sa demande de naturalisation au motif de l’absence de production du document attestant de sa maîtrise du français, elle a formé un recours administratif devant le ministre de l’intérieur en produisant le document sollicité ; son dossier étant désormais complet, elle doit pouvoir obtenir sa naturalisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2024, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Nantes n’est pas compétent pour statuer sur la légalité d’une décision prise par le préfet de la Haute-Garonne et il convient de transmettre la requête au président du tribunal administratif de Toulouse ;
- les moyens de la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
- l’arrêté du 12 mars 2020 fixant la liste des diplômes et certifications attestant le niveau de maîtrise du français requis des candidats à la nationalité française en application du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 modifié relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Mme B... a formé une demande de naturalisation française. Par courrier du 7 septembre 2022 le préfet de la Haute-Garonne l’a informée du classement sans suite de sa demande de naturalisation en l’absence de production des documents attestant de sa maîtrise de la langue française. Mme B... demande au tribunal d’annuler la décision implicite née du silence gardé par le ministre de l’intérieur sur le recours hiérarchique qu’elle a formé contre la décision de classement sans suite du préfet de la Haute-Garonne.
Aux termes de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. (…) ». Aux termes de l’article R. 312-1 du même code : « Lorsqu’il n’en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l’autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. (…) ». En vertu du second alinéa de l’article R. 312-18 de ce code : « Par dérogation au second alinéa de l'article R. 312-1, le tribunal administratif de Nantes est compétent pour connaître des recours dirigés contre les décisions du ministre chargé des naturalisations prises en application de l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. ».
L’article 45 du décret du 30 décembre 1993 dispose que : « Dans les deux mois suivant leur notification, les décisions prises en application des articles 43 et 44 peuvent faire l'objet d'un recours auprès du ministre chargé des naturalisations, à l'exclusion de tout autre recours administratif. (…) Il constitue un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier, sauf pour les décisions de classement sans suite ».
Par ailleurs, il résulte de l’article 21-25-1 du code civil et des articles 9, 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 que l’autorité administrative peut, par une décision susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif, décider de classer sans suite une demande de naturalisation lorsqu’il apparaît, au cours de l’instruction de la demande de naturalisation, que certaines pièces mentionnées à l’article 37-1 de ce décret ou d’autres pièces nécessaires à l’examen de cette demande n’ont pas été produites après que l’intéressé a été mis en demeure de les produire.
Il ressort des pièces du dossier que la décision du préfet de la Haute-Garonne constitue une décision de classement sans suite prise sur le fondement de l’article 40 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française, selon lequel « L'autorité qui a reçu la demande ou le ministre chargé des naturalisations peut, à tout moment de l'instruction de la demande de naturalisation ou de réintégration, mettre en demeure le demandeur de produire les pièces complémentaires ou d'accomplir les formalités administratives qui sont nécessaires à l'examen de sa demande. / Si le demandeur ne défère pas à cette mise en demeure dans le délai qu'elle fixe, la demande peut être classée sans suite. Le demandeur est informé par écrit de ce classement. ». Elle ne constitue pas, en revanche, une décision d’irrecevabilité ou de rejet prise en application des articles 43 ou 44 de ce décret, auxquels renvoie son article 45. Par suite, si la décision du préfet de la Haute-Garonne pouvait faire l’objet d’un recours gracieux ou hiérarchique, implicitement rejeté en l’espèce au bout d’un délai de deux mois, elle ne relève pas des dispositions de l’article 45 du décret précité s’agissant d’une décision préfectorale de classement sans suite prise sur le fondement de l’article 40 de ce même décret. Par suite, le tribunal administratif de Nantes n’était pas compétent pour connaître de cette requête. Toutefois, il y a lieu, par souci de bonne administration de la justice, de statuer sur la requête de Mme B... à Nantes.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) »
Ainsi qu’il a été dit, par une décision du 7 septembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B... au motif qu’elle n’avait pas produit, en dépit de l’invitation qui lui avait été faite le 2 décembre 2021, soit le diplôme national du brevet, soit un diplôme délivré par une autorité française sanctionnant un niveau au moins égal au niveau 3 de la nomenclature nationale des niveaux de formation, soit une attestation de comparabilité délivrée par un centre ENIC-NARIC mentionnant que le diplôme de l’intéressée a été obtenu au terme d’études suivies en français soit une attestation sécurisée de réussite au test de connaissance du français constatant un niveau égal ou supérieur au niveau B1.
Aux termes de l’article 1er de l’arrêté du 12 mars 2020 fixant la liste des diplômes et certifications attestant le niveau de maîtrise du français requis des candidats à la nationalité française en application du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 modifié relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française : « Les diplômes nécessaires à l'acquisition de la nationalité française mentionnés aux articles 14 et 37 du décret du 30 décembre 1993 susvisé sont les suivants :1° Le diplôme national du brevet ; / 2° Ou tout diplôme délivré par une autorité française, en France ou à l'étranger, sanctionnant un niveau au moins égal au niveau 3 de la nomenclature nationale des niveaux de formation ; / 3° Ou tout diplôme attestant un niveau de connaissance de la langue française au moins équivalent au niveau B1 du cadre européen de référence pour les langues ». L’article 2 de l’arrêté du 12 mars 2020 fixant les conditions de délivrance de l'attestation de comparabilité prévue au a du 9° de l'article 37-1 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 prévoit que ces attestations mentionnent le suivi en français du cursus sanctionné par le diplôme.
Mme B... ne conteste pas ne pas avoir produit auprès de la préfecture de la Haute-Garonne le document sollicité. En produisant dans le cadre de son recours hiérarchique une attestation ministérielle de compétence linguistique délivrée par l’agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations le 18 octobre 2006, qui n’entre pas dans les prévisions des dispositions précitées de l’arrêté du 12 mars 2020, la requérante ne conteste pas utilement la décision de classement sans suite. Par suite, cette requête ne comporte qu’un moyen inopérant.
Le délai de recours étant désormais expiré, il y a lieu de rejeter la requête par voie d’ordonnance, en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l'intérieur.
Fait à Nantes, le 3 août 2026.
La présidente,
Signé
H. Douet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,