Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 avril 2023, M. A... B..., représenté par Me Bearnais, demande au tribunal :
d’annuler la décision du 14 février 2023 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de l’admettre au séjour, lui a fait obligation quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office ;
d’enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 800 euros au titre des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l’Etat.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 novembre 2025, le préfet de la Vendée conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que :
- il a décidé de renouveler le titre de séjour de M. B... pour une durée d’un an, du 13 février 2025 au 12 février 2026 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 30 octobre 2023.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de Mme Ribac, conseillère, a été entendu au cours de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
M. B..., né le 6 juin 1981, de nationalité tunisienne, est entré irrégulièrement en France en 2017, muni d’un visa de court séjour valable pour la période du 6 juillet 2017 au 6 janvier 2018, délivré par les autorités britanniques sans mention d’une validité pour l’espace Schengen. M. B... s’est marié le 19 février 2022 avec une ressortissante française et, le 19 décembre 2022, il a sollicité la délivrance d’un titre de séjour en qualité de conjoint de français. Par un arrêté du 14 février 2023, dont le requérant demande au tribunal de prononcer l’annulation, le préfet de la Vendée a refusé de l’admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduite d’office.
Par un jugement n° 2305906, 2316016 du 6 novembre 2023, la magistrate désignée du tribunal administratif de Nantes a renvoyé devant une formation collégiale les conclusions de la demande de M. B... tendant à l’annulation de l’arrêté du 14 février 2023 en tant qu’il porte refus de titre de séjour et a rejeté les conclusions de sa demande tendant à l’annulation de cet arrêté en tant qu’il porte obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de se prononcer seulement sur la légalité de l’arrêté du 14 février 2023 en tant qu’il porte refus de titre de séjour.
Sur le non-lieu à statuer :
Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Vendée a délivré à M. B... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » pour une durée d’un an, valable du 6 février 2024 au 5 février 2025, titre renouvelé pour une durée d’un an du 13 février 2025 au 12 février 2026. Par suite, il n’y a plus lieu de se prononcer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte présentées par M. B....
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de M. B... tendant à l’annulation de l’arrêté du préfet de la Vendée du 14 février 2023 en tant qu’il porte refus de délivrance d’un titre de séjour et sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., à Me Bearnais et au préfet de la Vendée.
Délibéré après l'audience du 10 juin 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Le Barbier, présidente,
M. Simon, premier conseiller,
Mme Ribac, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.
La rapporteure,
L.-E. Ribac
La présidente,
M. Le Barbier
La greffière,
A. Chabanne
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,