Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet implicite d'un recours relatif à un refus de visa de long séjour de retour. Le tribunal constate que le visa sollicité avait été délivré avant l'introduction de la requête, la privant ainsi d'objet. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 mars 2024, M. B... A..., représenté par Me Madeline, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 18 octobre 2023 des autorités consulaires françaises à Lomé (Togo) refusant de lui délivrer un visa de long séjour de retour en France ;
2°) d’enjoindre aux autorités compétentes de lui délivrer le visa sollicité dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2025, le ministre de l’intérieur fait valoir que, les autorités consulaires françaises à Lomé ont délivré le visa de long séjour sollicité le 25 mai 2023.
M A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale en date du 23 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que les autorités consulaires françaises à Lomé ont, antérieurement à l’introduction de la requête, le 25 mai 2023, délivré le visa sollicité à M. A.... Ainsi, la requête était dépourvue d’objet dès son enregistrement de sorte qu’il y a lieu de la rejeter comme manifestement irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur et à Me Madeline
Fait à Nantes, le 27 mars 2026.
Le président,
E. Berthon
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,