Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2407864

mercredi 26 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2407864
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur suite à l’ajournement de sa demande de naturalisation. En cours d’instance, le ministre a accordé la nationalité française à M. B par un décret du 30 septembre 2024, publié le 2 octobre 2024. Cette attribution a implicitement retiré la décision attaquée, rendant la requête sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mai 2024, M. A B conteste devant le tribunal la décision implicite de rejet, née du silence gardé par le ministre de l'intérieur et des outre-mer sur son recours préalable obligatoire formé le 22 décembre 2023 contre la décision du préfet du Var ajournant sa demande de naturalisation à deux ans.

Par un courrier du 18 juillet 2024, M. B informe le tribunal qu'il a reçu une réponse à son recours.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 décembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer la requête et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que la nationalité française a été accordée à M. B par un décret publié au journal officiel le 2 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () "

2. Par un décret du 30 septembre 2024, publié au journal officiel le 2 octobre 2024 postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur a accordé la nationalité française à M. B. Ainsi, cette autorité a implicitement mais nécessairement retiré la décision attaquée. Par suite, les conclusions de la requête de M. B sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 26 février 2025.

La présidente,

H. DOUET

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,