Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2414929
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2414929 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 26 septembre 2024 et le 8 octobre 2024, M. C... A... conteste devant le tribunal la décision implicite de rejet née du silence de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours formé contre la décision du 11 avril 2024 de l’autorité consulaire française à Shangaï (Chine) refusant de délivrer à la mineure B... A... un visa de long séjour au titre du regroupement familial.
Il soutient que :
- la mère de l’enfant et lui-même sont titulaires d’une carte de résident d’une durée de dix ans ;
- il est en situation de handicap ;
- le délai d’instruction de la demande de regroupement familial est excessif ;
- il travaille et est propriétaire de trois logements.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er avril 2026, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- l’autorité préfectorale a rejeté la demande de regroupement familial présentée pour la mineure B... A....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
Une demande de visa de long séjour au titre du regroupement familial a été présentée pour la mineure B... A..., ressortissante chinoise, afin qu’elle puisse rejoindre en France M. C... A..., ressortissant chinois, qui se présente comme son père. Par la présente requête, M. A... conteste la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours formé contre la décision du 11 avril 2024 de l’autorité consulaire française à Shangaï (Chine) refusant de délivrer à B... A... le visa sollicité.
Les dispositions de l’article D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile impliquent que si le recours administratif préalable obligatoire formé contre une décision de refus d’une demande de visa fait l’objet d’une décision implicite de rejet, cette décision implicite, qui se substitue à la décision initiale, doit être regardée comme s’étant approprié les motifs de la décision initiale.
Il en résulte que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France doit être regardée comme s’étant approprié le motif de refus opposé par l’autorité consulaire française à Shangaï, tiré de ce que le regroupement familial sollicité au bénéfice de B... A... a été refusé par l’autorité préfectorale. Eu égard au motif de la décision de la commission, qui s’est substituée à celle de l’autorité consulaire française à Shangaï, le requérant ne peut utilement soutenir qu’il est titulaire, ainsi que son épouse, d’une carte de résident d’une durée de dix ans, qu’il est en situation de handicap mais travaille et est propriétaire de trois logements et que le délai d’instruction de la demande de regroupement familial est excessif.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... ne comporte que des moyens inopérants. Par suite, et sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l’intérieur, il y a lieu de la rejeter en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 1er septembre 2026.
La présidente,
V. Poupineau
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Par une requête et un mémoire enregistrés le 26 septembre 2024 et le 8 octobre 2024, M. C... A... conteste devant le tribunal la décision implicite de rejet née du silence de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours formé contre la décision du 11 avril 2024 de l’autorité consulaire française à Shangaï (Chine) refusant de délivrer à la mineure B... A... un visa de long séjour au titre du regroupement familial.
Il soutient que :
- la mère de l’enfant et lui-même sont titulaires d’une carte de résident d’une durée de dix ans ;
- il est en situation de handicap ;
- le délai d’instruction de la demande de regroupement familial est excessif ;
- il travaille et est propriétaire de trois logements.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er avril 2026, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- l’autorité préfectorale a rejeté la demande de regroupement familial présentée pour la mineure B... A....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
Une demande de visa de long séjour au titre du regroupement familial a été présentée pour la mineure B... A..., ressortissante chinoise, afin qu’elle puisse rejoindre en France M. C... A..., ressortissant chinois, qui se présente comme son père. Par la présente requête, M. A... conteste la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours formé contre la décision du 11 avril 2024 de l’autorité consulaire française à Shangaï (Chine) refusant de délivrer à B... A... le visa sollicité.
Les dispositions de l’article D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile impliquent que si le recours administratif préalable obligatoire formé contre une décision de refus d’une demande de visa fait l’objet d’une décision implicite de rejet, cette décision implicite, qui se substitue à la décision initiale, doit être regardée comme s’étant approprié les motifs de la décision initiale.
Il en résulte que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France doit être regardée comme s’étant approprié le motif de refus opposé par l’autorité consulaire française à Shangaï, tiré de ce que le regroupement familial sollicité au bénéfice de B... A... a été refusé par l’autorité préfectorale. Eu égard au motif de la décision de la commission, qui s’est substituée à celle de l’autorité consulaire française à Shangaï, le requérant ne peut utilement soutenir qu’il est titulaire, ainsi que son épouse, d’une carte de résident d’une durée de dix ans, qu’il est en situation de handicap mais travaille et est propriétaire de trois logements et que le délai d’instruction de la demande de regroupement familial est excessif.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... ne comporte que des moyens inopérants. Par suite, et sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l’intérieur, il y a lieu de la rejeter en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 1er septembre 2026.
La présidente,
V. Poupineau
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière