**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision de mise à charge d'un trop-perçu de pension et de mesures de recouvrement associées.
**Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation d'ordonnance).
**Solution retenue** : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car la requérante n'a pas joint la décision attaquée à sa demande et n'a pas régularisé ce défaut après mise en demeure.
**Textes appliqués** : Articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes et au rejet des demandes irrecevables non régularisées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 juin 2025, Mme B... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle la direction régionale des finances publiques des Pays de la Loire a mis à sa charge la somme de 72 753 euros correspondant à un trop-perçu de pension ;
2°) d’enjoindre à la direction régionale des finances publiques des Pays de la Loire – Loire-Atlantique, à titre principal, de suspendre les mesures de recouvrement dans l’attente d’un réexamen de sa situation, de prononcer la remise totale de la dette et à titre subsidiaire, de mettre en place un échéancier adapté à sa situation actuelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser (…) ».
La requête déposée par Mme A... le 24 juin 2025 n’était pas accompagnée de la décision que l’intéressée entendait contester. Il ressort des pièces du dossier que la demande de régularisation, adressée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, a été régulièrement présentée le 9 juillet 2025 à l’adresse indiquée par Mme A..., et retournée au tribunal à l’expiration du délai de conservation prévu par la réglementation postale avec la mention « pli avisé et non réclamé ». Dès lors que l’intéressée a été avisée et n’est pas allée retirer le pli dans le délai fixé par la réglementation postale, la notification doit être réputée avoir été régulièrement effectuée à la date de sa présentation. Ainsi, Mme A... n’a pas, à l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, produit la décision attaquée et n’a pas justifié de l’impossibilité de la produire. Dès lors, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et peut être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Nantes, le 6 mars 2026.
La présidente
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,