Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... car elle ne relevait pas de sa compétence. Le litige, opposant un particulier à une entreprise privée (Avenir Rénovations) concernant un acompte pour des travaux, relève en effet de la compétence du juge judiciaire. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme étant manifestement portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2025, Mme A... B... saisit le tribunal d’un litige avec la société Avenir Rénovations concernant le versement d’un acompte de 4 639,14 euros pour des travaux de rénovation de sa maison.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
Mme B... saisit le tribunal d’un litige qui l’oppose une société privée Avenir Rénovations. Cependant, ce litige, qui oppose une personne privée à une entreprise privée, ne ressort manifestement pas de la compétence du juge administratif mais de celle du juge judiciaire. Par suite, la requête de M. A... doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaitre en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nantes, le 11 mars 2026.
La présidente,
M. C...
La République mande et ordonne au Garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,