Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... contestant une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime que la saisine, constituée uniquement de la transmission d'une décision concernant un tiers sans conclusions ni moyens articulés, ne vaut pas requête régulière. L'ordonnance applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable et non régularisable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 décembre 2025, Mme C... A... saisit le tribunal d’un litige relatif à la contrainte émise à son encontre le 22 novembre 2025 par la directrice de la caisse d’allocations familiales de Loire-Atlantique en vue du recouvrement de la somme de 868,39 euros correspondant à un indu de prime d’activité au titre de la période du 1er octobre 2021 au 31 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
2.
Mme A... saisit le tribunal en se bornant à produire une décision au nom d’un tiers. Cette simple transmission, dépourvue de toute conclusion et de tout moyen, ne saurait être regardée comme constituant une requête. A la date d’expiration du délai de recours contentieux qui avait commencé à courir au plus tard à compter du 7 décembre 2025, date à laquelle a été enregistrée sa requête, la requérant n’a pas déposé de mémoire complémentaire assorti de moyens. Par suite, sa requête, qui est entachée d’une irrecevabilité manifeste, n’est plus susceptible d’être régularisée et ne peut qu’être rejetée en application de l’article R. 222-1 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée Mme B... C... A....
Fait à Nantes, le 3 mars 2026.
La présidente,
M.-P. Allio-Rousseau
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,