Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mai 2026, M. A... B..., représenté par Me Tigoki, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
d’ordonner au préfet de la Loire-Atlantique de le convoquer à fin de déposer une demande de titre de séjour, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est empêché de présenter une demande de titre de séjour en qualité de parent d’un enfant bénéficiaire d’une protection internationale, le téléservice Administration Numérique des Étrangers en France ne proposant pas de démarche correspondant à sa situation ;
- la condition d’urgence est satisfaite : le défaut de titre de séjour l’empêche d’accomplir différentes démarches ;
- la mesure demandée est utile dès lors qu’il est empêché de présenter sa demande titre de séjour ;
- elle ne fait obstacle à aucune décision administrative ;
- elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
Le président du tribunal a désigné M. Dardé, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- l’arrêté du 1er août 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant les modalités d'accueil et d'accompagnement et les conditions de recours à la solution de substitution des usagers du téléservice « ANEF » ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.
M. B... n’apporte aucun élément propre à justifier de l’effectivité des obstacles techniques et organisationnels auxquels il soutient être confronté pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, ni des démarches qu’il aurait entreprises pour tenter d’y remédier avant la saisine du juge des référés de ce tribunal. Par suite, les conditions d’urgence et d’utilité prévues par l’article L. 521-3 du code de justice administrative doivent être regardées comme n’étant manifestement pas satisfaites. Il y a lieu, en conséquence, de rejeter la requête en toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes le 1er juillet 2026.
Le juge des référés,
A. Dardé
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
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