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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2611018

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2611018

mercredi 1 juillet 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2611018
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 mai 2026, Mme B... A... demande au juge des référés :
d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 17 novembre 2025 par laquelle le préfet du Val d’Oise a rejeté sa demande de naturalisation, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
d’enjoindre au préfet du Val d’Oise de réexaminer sa situation dans le délai d’un mois.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite, dès lors que son titre de séjour expire le 14 juillet 2026, ce qui l’expose au risque de perdre son emploi et de devoir retourner en Iran, où elle est menacée en raison de ses opinions politiques ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision, dès lors que la non-déclaration de ses revenus en 2023 résulte d’une anomalie technique ; les retards au titre des années 2021 et 2022 résultent des délais administratifs liés à son changement de statut d’étudiante à salariée ; la situation est régularisée.
Le président du tribunal a désigné M. Dardé, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.
Pour justifier de l’urgence qui s’attache à la suspension de l’exécution de la décision en litige, Mme A... fait valoir que son titre de séjour arrive prochainement à expiration, ce qui menace son emploi et l’expose à devoir quitter la France. Toutefois elle n’apporte aucun élément propre à laisser supposer qu’elle serait susceptible de ne pouvoir obtenir le renouvellement de ce titre de séjour. Par suite, la condition d’urgence prévue par l’article
L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme n’étant pas satisfaite. Il y a lieu, en conséquence, de rejeter la requête selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes le 1er juillet 2026.


Le juge des référés,





A. Dardé



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière
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