Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2614538
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2614538 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LACHAUX |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 juillet 2026, M. B... A..., représenté par Me Lachaux, demande à la juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 24 juin 2026 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d’admission au séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois ;
2°) d’enjoindre au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l’attente de ce réexamen, un récépissé l’autorisant à exercer une activité professionnelle ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors que la décision attaquée fait obstacle à la poursuite du contrat d’apprentissage qu’il a signé le 1er août 2025, et qu’il ne pourra plus bénéficier d’aucun revenu, alors qu’il a un enfant à charge ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; cette décision est insuffisamment motivée ; elle n’a pas été précédée d’un examen sérieux de sa situation ; elle méconnaît l’article L 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions ; elle méconnait l’article L. 423-23 de ce code et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions ; elle méconnaît l’article L. 435-1 du même code et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions ; elle méconnaît son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2026, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés par M. A... n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 27 juillet 2026.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 14 juillet 2026 sous le n° 2614505 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Pétri comme juge des référés sur le fondement de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 29 juillet 2026 :
- le rapport de Mme Pétri, juge des référés ;
- et les observations de Me Lachaux, représentant M. A..., en sa présence.
Le préfet de la Loire-Atlantique n’était ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant guinéen né le 8 décembre 2006, déclare être entré en France le 29 décembre 2022. Par une ordonnance du 2 janvier 2023, le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Perpignan a ordonné son placement provisoire auprès du service de l’aide sociale à l’enfance du département de la Loire-Atlantique. M. A... a présenté une demande d’admission au séjour sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par une décision du 24 juin 2026, dont M. A... demande l’annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d’admission au séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) »
En ce qui concerne l’urgence :
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d’un acte administratif, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte en litige sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.
4. Il résulte de l’instruction que M. A... a été confié au service de l’aide sociale à l’enfance du département de la Loire-Atlantique à compter du 2 janvier 2023, qu’il a obtenu au mois de septembre 2025 un certificat d’aptitude professionnelle spécialité peinte applicateur de revêtements, et qu’il a signé un contrat d’apprentissage, le 1er août 2025, pour une durée de deux ans. Il résulte en outre de l’instruction que M. A... est le père d’un enfant né le 11 février 2026 sur le territoire français. L’exécution de la décision litigieuse a ainsi pour effet de le placer en situation irrégulière sur le territoire français, et est susceptible d’entraîner le terme prématuré de son contrat d’apprentissage et de le séparer de son enfant âgé de quelques mois. Par suite, eu égard aux conséquences immédiates et préjudiciables qu’emporte cette décision sur sa situation professionnelle et familiale, la condition d’urgence doit, dans les circonstances de l’espèce, être regardée comme remplie.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
5. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions, sont de nature, en l’état de l’instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
6. Il résulte de tout ce qui précède que l’exécution de la décision du 24 juin 2026 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande d’admission au séjour présentée par M. A..., l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois, doit être suspendue.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
7. L’exécution de la présente ordonnance implique le réexamen de la demande formée par M. A... et la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler valable jusqu’à l’intervention d’une nouvelle décision ou jusqu’à ce que le tribunal ait statué au fond. Il y a lieu, par suite, d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique d’y procéder dans un délai de quinze jours suivant la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais liés au litige :
8. M. A... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat, partie perdante, une somme de 800 euros à verser à Me Lachaux, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.
O R D O N N E :
Article 1er : L’exécution de la décision du 24 juin 2026 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande d’admission au séjour présentée par M. A..., lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois, est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L’Etat versera à Me Lachaux une somme de 800 euros en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Lachaux et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 3 août 2026.
La juge des référés,
M. Pétri
La greffière,
J. Martin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête enregistrée le 10 juillet 2026, M. B... A..., représenté par Me Lachaux, demande à la juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 24 juin 2026 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d’admission au séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois ;
2°) d’enjoindre au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l’attente de ce réexamen, un récépissé l’autorisant à exercer une activité professionnelle ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors que la décision attaquée fait obstacle à la poursuite du contrat d’apprentissage qu’il a signé le 1er août 2025, et qu’il ne pourra plus bénéficier d’aucun revenu, alors qu’il a un enfant à charge ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; cette décision est insuffisamment motivée ; elle n’a pas été précédée d’un examen sérieux de sa situation ; elle méconnaît l’article L 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions ; elle méconnait l’article L. 423-23 de ce code et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions ; elle méconnaît l’article L. 435-1 du même code et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions ; elle méconnaît son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2026, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés par M. A... n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 27 juillet 2026.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 14 juillet 2026 sous le n° 2614505 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Pétri comme juge des référés sur le fondement de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 29 juillet 2026 :
- le rapport de Mme Pétri, juge des référés ;
- et les observations de Me Lachaux, représentant M. A..., en sa présence.
Le préfet de la Loire-Atlantique n’était ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant guinéen né le 8 décembre 2006, déclare être entré en France le 29 décembre 2022. Par une ordonnance du 2 janvier 2023, le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Perpignan a ordonné son placement provisoire auprès du service de l’aide sociale à l’enfance du département de la Loire-Atlantique. M. A... a présenté une demande d’admission au séjour sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par une décision du 24 juin 2026, dont M. A... demande l’annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d’admission au séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) »
En ce qui concerne l’urgence :
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d’un acte administratif, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte en litige sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.
4. Il résulte de l’instruction que M. A... a été confié au service de l’aide sociale à l’enfance du département de la Loire-Atlantique à compter du 2 janvier 2023, qu’il a obtenu au mois de septembre 2025 un certificat d’aptitude professionnelle spécialité peinte applicateur de revêtements, et qu’il a signé un contrat d’apprentissage, le 1er août 2025, pour une durée de deux ans. Il résulte en outre de l’instruction que M. A... est le père d’un enfant né le 11 février 2026 sur le territoire français. L’exécution de la décision litigieuse a ainsi pour effet de le placer en situation irrégulière sur le territoire français, et est susceptible d’entraîner le terme prématuré de son contrat d’apprentissage et de le séparer de son enfant âgé de quelques mois. Par suite, eu égard aux conséquences immédiates et préjudiciables qu’emporte cette décision sur sa situation professionnelle et familiale, la condition d’urgence doit, dans les circonstances de l’espèce, être regardée comme remplie.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
5. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions, sont de nature, en l’état de l’instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
6. Il résulte de tout ce qui précède que l’exécution de la décision du 24 juin 2026 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande d’admission au séjour présentée par M. A..., l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois, doit être suspendue.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
7. L’exécution de la présente ordonnance implique le réexamen de la demande formée par M. A... et la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler valable jusqu’à l’intervention d’une nouvelle décision ou jusqu’à ce que le tribunal ait statué au fond. Il y a lieu, par suite, d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique d’y procéder dans un délai de quinze jours suivant la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais liés au litige :
8. M. A... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat, partie perdante, une somme de 800 euros à verser à Me Lachaux, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.
O R D O N N E :
Article 1er : L’exécution de la décision du 24 juin 2026 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande d’admission au séjour présentée par M. A..., lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois, est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L’Etat versera à Me Lachaux une somme de 800 euros en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Lachaux et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 3 août 2026.
La juge des référés,
M. Pétri
La greffière,
J. Martin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,