Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2616195
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2616195 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2026, Mme A... B..., demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à l’Etat de délivrer à M. C... B... un laissez-passer consulaire, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'État aux dépens.
Elle soutient que :
- l’urgence est caractérisée en raison du risque d’aggravation de l’état de santé de son père et du risque de décès au Maroc, seul, sans famille ;
- le refus des autorités consulaires au Maroc de délivrer à son père un laissez-passer consulaire porte atteinte de manière grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales constituées par le droit au respect de la liberté d’aller et venir, à la vie privée et familiale garanti à l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi qu’au droit à mourir dans son pays auprès des siens.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Penhoat, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme A... B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’Etat de délivrer à M. C... B..., son père, un laissez-passer consulaire.
2. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.
3. L’usage par le juge des référés des pouvoirs qu’il tient de ces dispositions est subordonné à la condition qu’une urgence particulière rende nécessaire l’intervention dans les quarante-huit heures d’une mesure destinée à la sauvegarde d’une liberté fondamentale.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. C... B... est un ressortissant français âgé de 81 ans vivant au Maroc et dont le passeport est périmé depuis le 20 septembre 2025. Pour justifier d’une situation d’extrême d’urgence nécessitant la délivrance d’un laissez-passer consulaire par les autorités consulaires au Maroc, Mme A... B..., sa fille, soutient que son père est en fin de vie pour être atteint d’un cancer pulmonaire de stade 4 et que son souhait est de pouvoir mourir entouré des siens dans son pays. Toutefois, outre que le droit à mourir dans son pays ne peut être analysé comme une composante indissociable du droit au respect de la vie privée et familiale et, pour regrettable que soit la situation de M. B... qui n’a entrepris qu’en juillet 2026 les démarches pour renouveler son passeport, les documents médicaux produits faisant état de la nécessité d’obtenir un rapatriement en urgence ne permettent pas de justifier, en l’état du dossier, d’une situation d’urgence particulière nécessitant l'intervention du juge des référés dans un délai de seulement quarante-huit heures.
5. Par suite, la requête de Mme B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nantes, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
A. Penhoat
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 1er août 2026, Mme A... B..., demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à l’Etat de délivrer à M. C... B... un laissez-passer consulaire, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'État aux dépens.
Elle soutient que :
- l’urgence est caractérisée en raison du risque d’aggravation de l’état de santé de son père et du risque de décès au Maroc, seul, sans famille ;
- le refus des autorités consulaires au Maroc de délivrer à son père un laissez-passer consulaire porte atteinte de manière grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales constituées par le droit au respect de la liberté d’aller et venir, à la vie privée et familiale garanti à l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi qu’au droit à mourir dans son pays auprès des siens.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Penhoat, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme A... B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’Etat de délivrer à M. C... B..., son père, un laissez-passer consulaire.
2. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.
3. L’usage par le juge des référés des pouvoirs qu’il tient de ces dispositions est subordonné à la condition qu’une urgence particulière rende nécessaire l’intervention dans les quarante-huit heures d’une mesure destinée à la sauvegarde d’une liberté fondamentale.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. C... B... est un ressortissant français âgé de 81 ans vivant au Maroc et dont le passeport est périmé depuis le 20 septembre 2025. Pour justifier d’une situation d’extrême d’urgence nécessitant la délivrance d’un laissez-passer consulaire par les autorités consulaires au Maroc, Mme A... B..., sa fille, soutient que son père est en fin de vie pour être atteint d’un cancer pulmonaire de stade 4 et que son souhait est de pouvoir mourir entouré des siens dans son pays. Toutefois, outre que le droit à mourir dans son pays ne peut être analysé comme une composante indissociable du droit au respect de la vie privée et familiale et, pour regrettable que soit la situation de M. B... qui n’a entrepris qu’en juillet 2026 les démarches pour renouveler son passeport, les documents médicaux produits faisant état de la nécessité d’obtenir un rapatriement en urgence ne permettent pas de justifier, en l’état du dossier, d’une situation d’urgence particulière nécessitant l'intervention du juge des référés dans un délai de seulement quarante-huit heures.
5. Par suite, la requête de Mme B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nantes, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
A. Penhoat
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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