Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2616844
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2616844 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MAUDET-CAMUS AVOCATS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 août 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 20 avril 2026 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique a procédé au retrait de son agrément nécessaire à l’exercice de la profession d’assistant maternel, ensemble la décision du 25 juin 2026 de la même autorité rejetant son recours gracieux formé le 16 juin 2026.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la décision litigieuse porte une atteinte grave et immédiate à sa situation en la privant de son emploi et de la rémunération afférente ; cette situation lui cause un préjudice financier immédiat alors qu’elle doit par ailleurs faire face à d’importantes charges personnelles, notamment familiales, et porte atteinte à sa dignité professionnelle ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées :
* elles sont entachées d’erreurs de fait et d’une erreur d’appréciation ; les griefs reprochés, notamment le geste de violence à l’égard d’un enfant, ne sont pas établis ; plusieurs attestations et témoignages de parents confirment leur satisfaction quant à l’accueil proposé ; son agrément a été régulièrement renouvelé depuis 2014 sans réserve ;
* elle est insuffisamment motivée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 août 2026, le département de la Loire-Atlantique, représenté par Me Maudet, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge de Mme A... une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens invoqués n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné M. Danet, premier conseiller, pour statuer en matière de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 27 août 2026 à 14h30 :
- le rapport de M. Danet, juge des référés,
- les observations de Mme A... qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Cassard, substituant Me Maudet, avocat du département de la Loire-Atlantique.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ».
2. Aucun des moyens invoqués par Mme A... ne paraît, en l’état de l’instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence, il y a lieu de rejeter sa requête en toutes ses conclusions.
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le département de la Loire-Atlantique sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnnance sera notifiée à Mme B... A... et au département de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
J. Danet
La greffière,
L. Lécuyer
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 11 août 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 20 avril 2026 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique a procédé au retrait de son agrément nécessaire à l’exercice de la profession d’assistant maternel, ensemble la décision du 25 juin 2026 de la même autorité rejetant son recours gracieux formé le 16 juin 2026.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la décision litigieuse porte une atteinte grave et immédiate à sa situation en la privant de son emploi et de la rémunération afférente ; cette situation lui cause un préjudice financier immédiat alors qu’elle doit par ailleurs faire face à d’importantes charges personnelles, notamment familiales, et porte atteinte à sa dignité professionnelle ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées :
* elles sont entachées d’erreurs de fait et d’une erreur d’appréciation ; les griefs reprochés, notamment le geste de violence à l’égard d’un enfant, ne sont pas établis ; plusieurs attestations et témoignages de parents confirment leur satisfaction quant à l’accueil proposé ; son agrément a été régulièrement renouvelé depuis 2014 sans réserve ;
* elle est insuffisamment motivée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 août 2026, le département de la Loire-Atlantique, représenté par Me Maudet, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge de Mme A... une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens invoqués n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné M. Danet, premier conseiller, pour statuer en matière de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 27 août 2026 à 14h30 :
- le rapport de M. Danet, juge des référés,
- les observations de Mme A... qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Cassard, substituant Me Maudet, avocat du département de la Loire-Atlantique.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ».
2. Aucun des moyens invoqués par Mme A... ne paraît, en l’état de l’instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence, il y a lieu de rejeter sa requête en toutes ses conclusions.
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le département de la Loire-Atlantique sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnnance sera notifiée à Mme B... A... et au département de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
J. Danet
La greffière,
L. Lécuyer
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,