Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2617021
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2617021 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SARL ALTG19 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 14 et 27 août 2026, Mme A... C..., représentée par Me Le Toullec, demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision de « refus d’enregistrement » de sa demande de visa de court séjour qui lui a été opposée verbalement le 5 juillet 2026 par le centre TLS Contact pour le compte des autorités consulaires françaises au Caire (Egypte) ;
2°) d’enjoindre à l’autorité administrative, à titre principal, de faire procéder à l’enregistrement et à la transmission pour instruction du dossier de demande de visa de court séjour, et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite eu égard à la proximité de la date de célébration de son mariage avec un ressortissant français, prévue le 30 octobre prochain à Rennes et alors que le refus d’enregistrement litigieux réduit les possibilités d’obtenir une décision sur sa demande de visa de court séjour avant cette date ; l’urgence résulte également de sa situation exceptionnelle tenant à son impossibilité de retourner dans son pays d’origine et de son absence de droit au séjour en Egypte, alors que par ailleurs, il est impossible d’envisager une célébration du mariage à Gaza ou à Jérusalem au regard des risques pour la sécurité de son compagnon ; elle ne peut davantage déposer une demande de visa à Gaza au regard de la situation sécuritaire actuelle comme l’indique le site France-Visas ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* il n’est pas établi la compétence de l’auteur de l’acte dès lors que la délivrance des visas relève de la compétence exclusive des chefs de poste consulaire et des chefs de mission diplomatique ; les missions des prestataires extérieures sont limitées à la vérification de la complétude des dossiers, et, le cas échéant, à la prise de données biométriques, avant transmission du dossier au poste consulaire pour instruction et ils ne peuvent légalement refuser l’enregistrement d’une demande sans transmission à l’autorité consulaire pour instruction ; au demeurant le motif opposé tiré de l’absence de titre de résidence égyptien ne figure pas parmi les conditions permettant de justifier un refus de réception d’un dossier ;
*elle procède d’une erreur manifeste d'appréciation et d’un défaut d’examen particulier de sa situation ;
* elle procède d’une erreur de droit au regard des dispositions de l’article 1er du décret n° 2008-1176 du 13 novembre 2008 ; l’auteur de la décision attaquée ne pouvait se borner à constater l’absence de justification d’un titre de séjour égyptien pour refuser d’enregistrer sa demande ;
* elle procède d’une erreur manifeste d'appréciation ; elle justifie d’un motif impérieux ne lui permettant pas de déposer sa demande dans la circonscription consulaire où elle réside habituellement, à savoir la bande de Gaza ;
* elle méconnaît les articles 8 et 12 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2026, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens invoqués n’est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE) n° 810/2009 du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code communautaire des visas (code des visas) ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Danet, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 28 août 2026 à 10h30 :
- le rapport de M. Danet, juge des référés,
- les observations Me Materzia, substituant Me Le Toullec, avocat de Mme C..., qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens ;
Le ministre de l’intérieur n’était ni présent ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ».
2. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence s’apprécie objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de chaque espèce.
3. Mme C..., ressortissante palestinienne née le 7 décembre 1988, a souhaité déposer, auprès de l’autorité consulaire française au Caire, une demande de visa de court séjour afin de se rendre en France en vue de son mariage avec M. D... B..., ressortissant français, et dont la célébration est prévue à Rennes, le 30 octobre 2026. Il résulte de l’instruction que le prestataire de service extérieur, TLS-Contact, lui a opposé verbalement un refus d’enregistrement de sa demande, au motif qu’elle était dépourvue d’un permis de résidence en Egypte. Mme C..., demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de cette décision.
4. D’une part, la décision en litige, qui a pour objet de refuser le dépôt matériel de la demande visa de court séjour de Mme C..., a pour effet d’empêcher toute instruction de sa demande par l’autorité consulaire. Par ailleurs, il est établi que la requérante, qui réside irrégulièrement en Egypte après avoir fui le territoire de la bande de Gaza en février 2024, ne dispose à ce jour d’aucune possibilité de se rendre physiquement et à court terme à Jérusalem ou à Ramallah où se trouvent les seuls postes consulaires susceptibles d’enregistrer les demandes de visa des ressortissants palestiniens résidant à Gaza, selon les informations publiées sur le site France-Visas. Ainsi, dans les circonstances particulières de l’espèce, eu égard à la proximité de la date prévue du mariage de l’intéressée, et dont les bans ont été publiés le 13 mai 2026, l'exécution de la décision contestée doit être regardée comme portant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit, dès lors, être regardée comme remplie.
5. D’autre part, en l’état de l’instruction, les moyens invoqués tirés d’une part de l’incompétence de l’auteur de l’acte attaqué, d’autre part, de la méconnaissance des dispositions de l’article 1er du décret du 13 novembre 2008 et enfin de l’inexacte application de ces dispositions, paraissent propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
6. Les deux conditions prévues à l’article L. 521-1 du code de justice administrative étant réunies, il y a lieu de suspendre l’exécution de la décision attaquée et d’enjoindre au ministre de l’intérieur de faire procéder à un nouvel examen de la demande de visa déposée par Mme C... dans un délai de quinze jours d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.
Sur les conclusions au titre des frais d’instance :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par Mme C... et non compris dans les dépens
O R D O N N E :
Article 1er : L’exécution de la décision de « refus d’enregistrement » de la demande de visa de court séjour déposée par Mme C... qui lui a été opposée verbalement le 5 juillet 2026 par le centre TLS Contact pour le compte de l’autorité consulaire française au Caire (Egypte) est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l’intérieur de faire procéder à un nouvel examen de la demande de visa déposée par Mme C... dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L’Etat versera à Mme C... une somme globale de 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
J. Danet
La greffière,
A-L. Bouilland
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 14 et 27 août 2026, Mme A... C..., représentée par Me Le Toullec, demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision de « refus d’enregistrement » de sa demande de visa de court séjour qui lui a été opposée verbalement le 5 juillet 2026 par le centre TLS Contact pour le compte des autorités consulaires françaises au Caire (Egypte) ;
2°) d’enjoindre à l’autorité administrative, à titre principal, de faire procéder à l’enregistrement et à la transmission pour instruction du dossier de demande de visa de court séjour, et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite eu égard à la proximité de la date de célébration de son mariage avec un ressortissant français, prévue le 30 octobre prochain à Rennes et alors que le refus d’enregistrement litigieux réduit les possibilités d’obtenir une décision sur sa demande de visa de court séjour avant cette date ; l’urgence résulte également de sa situation exceptionnelle tenant à son impossibilité de retourner dans son pays d’origine et de son absence de droit au séjour en Egypte, alors que par ailleurs, il est impossible d’envisager une célébration du mariage à Gaza ou à Jérusalem au regard des risques pour la sécurité de son compagnon ; elle ne peut davantage déposer une demande de visa à Gaza au regard de la situation sécuritaire actuelle comme l’indique le site France-Visas ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* il n’est pas établi la compétence de l’auteur de l’acte dès lors que la délivrance des visas relève de la compétence exclusive des chefs de poste consulaire et des chefs de mission diplomatique ; les missions des prestataires extérieures sont limitées à la vérification de la complétude des dossiers, et, le cas échéant, à la prise de données biométriques, avant transmission du dossier au poste consulaire pour instruction et ils ne peuvent légalement refuser l’enregistrement d’une demande sans transmission à l’autorité consulaire pour instruction ; au demeurant le motif opposé tiré de l’absence de titre de résidence égyptien ne figure pas parmi les conditions permettant de justifier un refus de réception d’un dossier ;
*elle procède d’une erreur manifeste d'appréciation et d’un défaut d’examen particulier de sa situation ;
* elle procède d’une erreur de droit au regard des dispositions de l’article 1er du décret n° 2008-1176 du 13 novembre 2008 ; l’auteur de la décision attaquée ne pouvait se borner à constater l’absence de justification d’un titre de séjour égyptien pour refuser d’enregistrer sa demande ;
* elle procède d’une erreur manifeste d'appréciation ; elle justifie d’un motif impérieux ne lui permettant pas de déposer sa demande dans la circonscription consulaire où elle réside habituellement, à savoir la bande de Gaza ;
* elle méconnaît les articles 8 et 12 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2026, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens invoqués n’est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE) n° 810/2009 du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code communautaire des visas (code des visas) ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Danet, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 28 août 2026 à 10h30 :
- le rapport de M. Danet, juge des référés,
- les observations Me Materzia, substituant Me Le Toullec, avocat de Mme C..., qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens ;
Le ministre de l’intérieur n’était ni présent ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ».
2. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence s’apprécie objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de chaque espèce.
3. Mme C..., ressortissante palestinienne née le 7 décembre 1988, a souhaité déposer, auprès de l’autorité consulaire française au Caire, une demande de visa de court séjour afin de se rendre en France en vue de son mariage avec M. D... B..., ressortissant français, et dont la célébration est prévue à Rennes, le 30 octobre 2026. Il résulte de l’instruction que le prestataire de service extérieur, TLS-Contact, lui a opposé verbalement un refus d’enregistrement de sa demande, au motif qu’elle était dépourvue d’un permis de résidence en Egypte. Mme C..., demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de cette décision.
4. D’une part, la décision en litige, qui a pour objet de refuser le dépôt matériel de la demande visa de court séjour de Mme C..., a pour effet d’empêcher toute instruction de sa demande par l’autorité consulaire. Par ailleurs, il est établi que la requérante, qui réside irrégulièrement en Egypte après avoir fui le territoire de la bande de Gaza en février 2024, ne dispose à ce jour d’aucune possibilité de se rendre physiquement et à court terme à Jérusalem ou à Ramallah où se trouvent les seuls postes consulaires susceptibles d’enregistrer les demandes de visa des ressortissants palestiniens résidant à Gaza, selon les informations publiées sur le site France-Visas. Ainsi, dans les circonstances particulières de l’espèce, eu égard à la proximité de la date prévue du mariage de l’intéressée, et dont les bans ont été publiés le 13 mai 2026, l'exécution de la décision contestée doit être regardée comme portant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit, dès lors, être regardée comme remplie.
5. D’autre part, en l’état de l’instruction, les moyens invoqués tirés d’une part de l’incompétence de l’auteur de l’acte attaqué, d’autre part, de la méconnaissance des dispositions de l’article 1er du décret du 13 novembre 2008 et enfin de l’inexacte application de ces dispositions, paraissent propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
6. Les deux conditions prévues à l’article L. 521-1 du code de justice administrative étant réunies, il y a lieu de suspendre l’exécution de la décision attaquée et d’enjoindre au ministre de l’intérieur de faire procéder à un nouvel examen de la demande de visa déposée par Mme C... dans un délai de quinze jours d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.
Sur les conclusions au titre des frais d’instance :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par Mme C... et non compris dans les dépens
O R D O N N E :
Article 1er : L’exécution de la décision de « refus d’enregistrement » de la demande de visa de court séjour déposée par Mme C... qui lui a été opposée verbalement le 5 juillet 2026 par le centre TLS Contact pour le compte de l’autorité consulaire française au Caire (Egypte) est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l’intérieur de faire procéder à un nouvel examen de la demande de visa déposée par Mme C... dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L’Etat versera à Mme C... une somme globale de 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
J. Danet
La greffière,
A-L. Bouilland
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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