jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2000590 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | TAMBA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 février 2020, M. C E, représenté par Me Tamba, entend demander au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le Conseil national des activités privées de sécurité sur son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la délibération du 15 octobre 2019 de la commission locale d'agrément et de contrôle Ouest refusant de renouveler son agrément de dirigeant de société de sécurité privée, ensemble la décision du 15 octobre 2019 de la commission locale d'agrément et de contrôle Ouest ;
2°) d'enjoindre à la CNAC de délivrer l'agrément à l'établissement secondaire d'Orly de la SARL HBSB Sécurité dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- cette décision ne mentionne pas le nom du signataire, ne permettant pas de vérifier la qualité et la compétence de son auteur ;
- le Conseil national des activités privées de sécurité a méconnu son devoir d'information en ne précisant pas la nature des faits qui lui sont reprochés ;
- ses droits de la défense n'ont pas été respectés ;
- la décision attaquée n'est pas motivée ;
- la décision a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, le Conseil national des activités privées de sécurité n'ayant pas justifié d'une habilitation spéciale dont auraient disposé les agents de la police nationale pour contrôler son fichier STIC ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'est pas l'auteur du prétendu vol par effraction commis le 22 janvier 2018 et n'a pas été poursuivi, qu'il a bénéficié d'un non-lieu en ce qui concerne les faits de recel commis le 1er mars 2017, qu'il a été victime d'une usurpation d'identité s'agissant des faits commis entre le 21 août 2016 et le 12 août 2017 à Paris et qu'il ne dispose d'aucune information sur l'infraction de violence volontaire du 25 mars 2015 qui est, en outre, ancienne ; il est un mari et un père responsable ; il fait preuve d'une parfaite insertion dans la société ; il est un agent de sécurité très qualifié et occupe les fonctions de responsable dans les deux sociétés dont il est gérant ; la survie de sa société dépend de l'obtention de l'agrément.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2021, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Le Conseil national des activités privées de sécurité soutient que seule la décision implicite née du silence gardé sur le recours préalable obligatoire peut être contestée et que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les conclusions de Mme Palis De Koninck, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C E a demandé le 21 février 2019 à la commission locale d'agrément et de contrôle Ouest le renouvellement de son agrément en qualité de dirigeant d'une société de sécurité privée. La demande a été rejetée par décision de cette commission du 15 octobre 2019. Par courrier reçu le 3 décembre 2019, M. E a présenté un recours administratif préalable obligatoire devant la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), qui en a accusé réception. Le silence gardé pendant deux mois a fait naître une décision implicite de rejet.
M E doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du
15 octobre 2019 de la commission locale d'agrément et de contrôle Ouest et la décision implicite de rejet opposé par la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure : " Tout recours contentieux formé par une personne physique ou morale à l'encontre d'actes pris par une commission d'agrément et de contrôle est précédé d'un recours administratif préalable devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 633-9 du même code :
" Le recours administratif préalable obligatoire devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle prévu à l'article L. 633-3 peut être exercé dans les deux mois de la notification, par la commission locale d'agrément et de contrôle, de la décision contestée. Cette notification précise les délais et les voies de ce recours. Toute décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle se substitue à la décision initiale de la commission locale d'agrément et de contrôle. () ".
3. Il résulte de ces dispositions que les décisions par lesquelles la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS rejette les recours administratifs préalables obligatoires dont elle est saisie se substituent aux décisions des commissions régionales ou interrégionales d'agrément et de contrôle. En conséquence, d'une part, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 15 octobre 2019 ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables. D'autre part, les vices propres dont les délibérations des commissions régionales ou interrégionales d'agrément et de contrôle seraient entachées ne peuvent être utilement invoqués à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir exercé contre la décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle. Par suite, doivent être écartés comme inopérants les moyens invoqués tirés du défaut de motivation et de l'incompétence de l'auteur de la décision du 15 octobre 2019 de la commission locale d'agrément et de contrôle, à laquelle s'est substituée la décision implicite de rejet de la commission nationale d'agrément et de contrôle.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix () ".
5. Le requérant, qui soutient avoir interrogé sans succès le CNAPS pour connaitre la nature de l'infraction commise le 1er mars 2017, fait valoir qu'il n'a pas été mis à même de se défendre, en méconnaissance du principe du contradictoire. Toutefois, dès lors que la décision contestée a été prise en réponse à sa demande de renouvellement d'agrément, il ne peut utilement invoquer une violation du principe du contradictoire et des droits de la défense.
En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été mis à même de pouvoir présenter ses observations, tant à l'occasion de la procédure menée devant la commission locale d'agrément et de contrôle Ouest par un courrier du 31 juillet 2019, qu'à l'occasion de son recours administratif préalable obligatoire devant la commission nationale d'agrément et de contrôle. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
7. Le recours administratif préalable de M. E ayant donné lieu à une décision implicite de rejet de la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS, il lui appartenait de solliciter la communication des motifs de cette décision comme le prévoit l'article L. 232-4 précité du code des relations entre le public et l'administration. Il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas soutenu par le requérant qu'il aurait sollicité en vain la communication des motifs de cette décision. Dans ces conditions, le moyen tenant à l'insuffisante motivation de la décision implicite de rejet de la commission nationale d'agrément et de contrôle doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ". Aux termes de l'article L. 612-6 de ce code : " Nul ne peut exercer à titre individuel une activité mentionnée à l'article L. 611-1, ni diriger, gérer ou être l'associé d'une personne morale exerçant cette activité, s'il n'est titulaire d'un agrément délivré selon des modalités définies par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article L. 612-7 du même code, dans sa rédaction alors applicable : " () / L'agrément ne peut être délivré s'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 31 de la loi n° 78-17 du
6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ".
9. Il résulte des dispositions précitées que lorsqu'elle est saisie d'une demande de délivrance d'une demande d'agrément en qualité de dirigeant d'une entreprise de sécurité privée, l'autorité administrative compétente procède à une enquête administrative. Cette enquête, qui peut notamment donner lieu à la consultation du traitement automatisé de données à caractère personnel mentionné à l'article R. 40-23 du code de procédure pénale, vise à déterminer si le comportement ou les agissements de l'intéressé sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat, et s'ils sont ou non compatibles avec l'exercice des fonctions d'agent privé de sécurité. Pour ce faire, l'autorité administrative procède, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, à une appréciation globale de l'ensemble des éléments dont elle dispose. A ce titre, si la question de l'existence de poursuites ou de sanctions pénales est indifférente, l'autorité administrative est en revanche amenée à prendre en considération, notamment, les circonstances dans lesquelles ont été commis les faits qui peuvent être reprochés au pétitionnaire ainsi que la date de leur commission.
10. Par arrêté du 3 juin 2019, le préfet de police a habilité M. A B, agent du conseil national chargé de l'instruction des demandes d'autorisation et d'agrément pour l'exercice d'une activité privée de sécurité et portant le matricule 750040C, à accéder aux données à caractère personnel et aux informations enregistrées au Traitement des antécédents judiciaires. Dès lors, M. E n'est pas fondé à soutenir qu'était irrégulière la consultation par M. B de ce traitement de données à caractère personnel géré par les services de police et de gendarmerie nationales. Le moyen tenant au vice de procédure entachant la décision implicite de la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS est, par suite, écarté.
11. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que la consultation du fichier de traitement automatisé de données à caractère personnel a montré que M. E avait été mis en cause pour une affaire de vol par effraction dans un local d'habitation ou dans un lieu d'entrepôt le 22 janvier 2018 à Lyon, dans une affaire de recel de bien provenant d'un vol en bande organisée le 1er mars 2017 à Chartres, dans une affaire d'usurpation d'identité entre le 21 août 2016 et le 12 août 2017 à Paris et, enfin, dans une affaire de violence volontaire, faits commis le 25 mars 2015 à Paris.
12. S'agissant des faits commis le 22 janvier 2018, le requérant soutient avoir été injustement mis en cause alors que sa société a loué un de ses véhicules, qui aurait ensuite été vu à proximité du cambriolage. Cependant, les éléments qu'il produit, en l'occurrence des contrats de location de véhicule, ne sont ni de nature à établir que ce véhicule a été impliqué dans les faits retenus ni qu'il a été désigné par erreur comme conducteur de ce véhicule loué et donc comme auteur de l'infraction commise.
13. S'agissant du recel de bien provenant d'un vol en bande organisée, le requérant fait valoir qu'il a été acquitté par ordonnance pénale qu'il produit. Il ressort des termes de cette ordonnance que le requérant, détenteur d'une clé d'accès au système d'immatriculation des véhicules, a été mis en cause dans une affaire de recel de caravanes volées mais que son implication n'a nullement été établie. Les faits ne pouvaient donc être retenus par l'autorité administrative.
14. S'agissant de l'usurpation d'identité entre le 21 août 2016 et le 12 août 2017, le requérant explique que son identité a été usurpée dès lors qu'ayant loué un véhicule qui a été conduit par un salarié de la société locataire, ce dernier a refusé de reconnaitre être l'auteur d'une infraction au code de la route, ce qui a entrainé la mise en cause de la responsabilité du requérant. Cependant, ni l'avis de contravention produit ni le formulaire de requête en exonération ne font apparaitre le nom de M. E. En outre, les faits retenus par l'autorité administrative concernent une usurpation d'identité commise par le requérant sur une période de plus d'une année.
15. Enfin, en ce qui concerne les faits de violence volontaire commis le 25 mars 2015, le requérant ne fournit aucune explication.
16. Au total, hormis s'agissant des faits de recel de bien provenant d'un vol en bande organisée, le requérant n'apporte aucun élément et aucune explication de nature à établir son absence d'implication dans les faits relevés à l'occasion de la consultation des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales. Ainsi, ces faits, qui doivent être regardés comme établis, sont contraires à l'honneur, à la probité et sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique et n'apparaissent pas compatibles avec l'exercice des fonctions de dirigeant de société de sécurité. Si le requérant met en avant des éléments de personnalité, sa situation familiale et ses compétences et talents, cette argumentation est sans influence sur la gravité des faits relevés à son encontre. La commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS a donc pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, qualifier les agissements de l'intéressé de contraires à l'honneur et de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens et en conclure qu'ils étaient incompatibles avec l'exercice des fonctions de dirigeant d'une société de sécurité. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
18. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur les frais de justice :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme sollicitée par M. E au titre des frais de justice soit mise à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C E et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée, pour information, au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 29 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rouault-Chalier, présidente,
M. Viéville, premier conseiller,
M. Nehring, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
Le rapporteur,
Sébastien VIEVILLE
La présidente,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La greffière,
Agnès BRAUD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 200590
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026