jeudi 26 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2001435 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL DEREC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée 10 avril 2020, Mme E A, représentée par Me Cebron de Lisle, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier régional universitaire de Tours (CHRU) à lui verser la somme totale de 34 535 euros en réparation des préjudices résultant de sa prise en charge au sein du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours le 19 mai 2010 ;
2°) de mettre à la charge du CHRU de Tours la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Elle soutient que :
- le CHRU de Tours a commis une faute de nature à engager sa responsabilité lors de l'intervention de décompression orbitale bilatérale par voie coronale qu'elle a subie le 19 mai 2010 et au cours de laquelle l'équipe médicale a amputé sa glande lacrymale gauche ;
- cette faute est à l'origine de ses préjudices dès lors qu'elle a occasionné une sécheresse anormale de son œil gauche ;
- s'agissant de ses préjudices, le CHRU de Tours devra être condamné à lui verser les sommes de 4 795 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 8 000 euros au titre des souffrances endurées, 3 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire et 18 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 mars 2022 et 5 avril 2022, le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours, représenté par Me Derec, conclut à la limitation de l'indemnisation versée à Mme A à hauteur de 23 986 euros, à la limitation de l'indemnisation versée à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher à la somme de 13 892,41 euros et à la limitation des sommes accordées aux parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- l'expert indique que les soins prodigués à Mme A n'ont pas été conformes aux règles de l'art et sont à l'origine d'une perte de chance de 75 % d'éviter les séquelles advenues sur l'œil gauche de la requérante ;
- il s'en rapporte à la justice sur la responsabilité qui lui est imputée à raison du dommage en lien avec le manquement relevé par l'expert, dans la limite d'un taux de perte de chance de 75 % ;
- la CPAM de Loir-et-Cher n'est pas fondée à solliciter le remboursement des frais d'hospitalisation de Mme A le 19 janvier 2012 dès lors que cette intervention n'est pas imputable à la faute commise le 19 mai 2010 ;
- il conviendra d'appliquer à la créance de la CPAM un taux de perte de chance de 75 % comme l'a retenu l'expert.
Par un mémoire, enregistré le 17 mars 2022, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Loir-et-Cher, agissant au nom et pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Indre-et-Loire, représentée par Me Maury, demande au tribunal :
1°) de condamner le CHRU de Tours à lui verser la somme de 19 775,63 euros au titre de ses débours, assortie des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de son mémoire ;
2°) subsidiairement, de condamner le CHRU de Tours à lui verser la somme de 14 831,72 euros au titre de ses débours, assortie des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de son mémoire ;
3°) en tout état de cause, de condamner le CHRU de Tours à lui verser la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;
4°) de mettre à la charge du CHRU de Tours la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le CHRU de Tours a commis une faute de nature à engager sa responsabilité dès lors que l'expert a relevé l'absence de la glande lacrymale gauche de Mme A après l'intervention qu'elle a subie le 19 mai 2010 ;
- elle justifie d'une créance d'un montant de 19 717,30 euros au titre des frais hospitaliers et de 56,33 euros au titre des frais pharmaceutiques qu'elle a versés pour le compte de son assurée, Mme A ;
- à titre subsidiaire, si un taux de 75 % de perte de chance était retenu, elle justifie d'une créance d'un montant de 14 831,72 euros au titre des sommes qu'elle a versées pour le compte de son assurée, Mme A.
La requête a été communiquée à la société Génération, qui n'a pas produit d'observations.
Vu :
- l'ordonnance du 2 décembre 2019 de la présidente du tribunal administratif d'Orléans liquidant et taxant les frais de l'expertise confiée au docteur B à la somme de 2 503,55 euros TTC ;
- l'ordonnance du 2 décembre 2019 de la présidente du tribunal administratif d'Orléans liquidant et taxant les frais de l'expertise confiée au docteur D à la somme de 960 euros TTC ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- les conclusions de Mme Palis-De Koninck, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Derec, représentant le CHRU de Tours.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E A, née en 1955, était atteinte de la maladie de Basedow ainsi que du syndrome de Claude-Bernard-Harner depuis l'année 2008 et a été victime, la même année, d'une paralysie faciale gauche. En raison d'une exophtalmie de grade III en lien avec la maladie de Basebow, elle a subi une intervention de décompression orbitaire bilatérale par voie coronale au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours le 19 mai 2010. Au cours de l'intervention, il a été procédé à l'ablation de la glande lacrymale gauche de Mme A qui a présenté, par la suite, une dégradation de son état oculaire nécessitant une nouvelle intervention le 23 juillet 2010.
2. Mme A a saisi le tribunal administratif d'Orléans le 7 juillet 2017 d'une requête en référé expertise. Par ordonnance du 26 octobre 2017, la présidente du tribunal administratif d'Orléans a désigné le docteur B, ophtalmologiste, en qualité d'experte et, par une ordonnance du 27 novembre 2018, a désigné le docteur D comme sapiteur en radiologie. L'experte a déposé son rapport au greffe le 20 novembre 2019. Estimant que la responsabilité du CHRU de Tours était engagée, Mme A a présenté une demande préalable indemnitaire le 24 janvier 2020 dont l'établissement a accusé réception par courrier du 10 février 2020. Du silence gardé par l'administration est née une décision implicite de rejet le 10 avril 2020. Par la requête ci-dessus analysée, Mme A demande au tribunal de condamner le CHRU de Tours à lui verser la somme de 34 535 euros en réparation des préjudices résultant de sa prise en charge au sein de cet établissement le 19 mai 2010.
Sur la responsabilité du centre hospitalier :
3. Aux termes du premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".
4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise et de l'analyse de son sapiteur que Mme A a subi une intervention de décompression orbitaire bilatérale par voie coronale au CHRU de Tours le 19 mai 2010 et, qu'au cours de l'intervention, l'équipe médicale a procédé à l'ablation de la grande lacrymale gauche de la patiente. Ce geste est qualifié de manquement aux règles de l'art par l'experte qui indique que l'intervention prévue n'aurait pas dû conduire à l'ablation de la glande lacrymale gauche, ce que ne conteste pas le CHRU de Tours. Par suite, l'établissement hospitalier a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
Sur la fraction du préjudice indemnisable :
5. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que l'ablation de la glande lacrymale gauche de Mme A est en partie responsable de la sécheresse oculaire gauche qui a entrainé des difficultés de cicatrisation cornéenne et a déclenché une ulcération au stade pré-performatif, responsable de la dégradation oculaire de l'œil gauche de l'intéressée. L'experte précise que la victime présentait toutefois des éléments susceptibles d'altérer la cornée, en lien avec la maladie de Basedow dont elle était atteinte, et conclut que l'ablation fautive de la glande lacrymale gauche est à l'origine d'une perte de chance d'éviter les complications subies. Cette perte de chance est évaluée par l'experte à 75 %, ce qui n'est pas contesté par les parties. Il y a donc lieu de condamner le CHRU de Tours à indemniser les préjudices en lien avec la dégradation oculaire de l'œil gauche de Mme A dans la limite de 75 %.
Sur les demandes indemnitaires de Mme A :
En ce qui concerne les préjudices temporaires :
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que la date de consolidation de l'état de santé de Mme A doit être fixée au 19 janvier 2013, soit deux ans et demi après la greffe de cornée dont elle a bénéficié.
7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que Mme A a été atteinte, du fait de l'ablation fautive de sa glande lacrymale gauche, d'un déficit fonctionnel temporaire évalué par l'experte à 100 % et correspondant à des périodes d'hospitalisation comprises entre le 14 juin 2010 et le 26 juin 2010, entre le 30 juin 2010 et le 5 juillet 2010, entre le 12 juillet 2010 et le 26 juillet 2010, entre le 9 août 2010 et le 10 août 2010, ainsi que le 1er juin 2012, soit un total de 35 jours. En outre, l'intéressée a également subi un déficit fonctionnel temporaire évalué à 25 % par l'experte entre le 1er juin 2010 et le 19 janvier 2013, en dehors des périodes d'hospitalisation citées ci-dessus, soit un total de 928 jours. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 3 750 euros, après application du taux de perte de chance de 75 %.
8. En troisième lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que Mme A a présenté des souffrances, évaluées à 3,5/7 par l'experte, en lien avec les suites de l'intervention du 19 mai 2010. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 3 375 euros, après application du taux de perte de chance de 75 %.
9. En dernier lieu, il résulte du rapport d'expertise que Mme A a subi un préjudice esthétique temporaire que l'experte évalue à 2,5/7, lié à au port d'un cache et de l'aspect rouge de l'œil. Il en sera fait une juste appréciation en accordant à Mme A une somme de 1 500 euros, après application du taux de perte de chance de 75 %.
En ce qui concerne les préjudices permanents :
10. En premier lieu, il résulte du rapport d'expertise que Mme A, âgée de 57 ans à la date de consolidation, est demeurée atteinte d'un déficit fonctionnel permanent que l'experte évalue à 15 %. Il en sera fait une juste appréciation en accordant à Mme A une somme de 15 000 euros au titre de ce préjudice, après application du taux de perte de chance de 75 %.
11. En second lieu, il résulte du même rapport que Mme A présente un préjudice esthétique permanent évalué à 2,5/7 par l'experte, en raison de la perte de reflet cornéen, d'une pupille dilatée ainsi que d'une différence de couleur entre les deux yeux. Il en sera fait une juste appréciation en accordant à Mme A une somme de 2 500 euros, après application du taux de perte de chance de 75 %.
12. Il résulte de tout ce qui précède que le CHRU de Tours doit être condamné à verser à Mme A une somme totale de 26 125 euros en réparation des préjudices consécutifs à sa prise en charge au sein de l'établissement le 19 mai 2010.
Sur les demandes de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Loir-et-Cher :
En ce qui concerne les débours :
13. Il résulte de l'instruction que la CPAM de Loir-et-Cher, agissant au nom et pour le compte de la CPAM d'Indre-et-Loire, justifie avoir versé, pour le compte de son assurée, des dépenses de santé temporaires d'un montant de 18 466,88 euros correspondant à des frais d'hospitalisation au cours de la période allant du 14 au 26 juin 2010, puis du 1er au 5 juillet 2010. Il résulte du rapport de l'experte que ces frais sont imputables à la faute commise par le CHRU de Tours. En revanche, il résulte de ce même rapport que l'hospitalisation de Mme A les 19 et 20 janvier 2012 n'est pas imputable à la faute commise par le CHRU de Tours mais à la pathologie thyroïdienne que présentait l'intéressée antérieurement à l'intervention du 19 mai 2010. La CPAM de Loir-et-Cher n'est donc pas fondée à demander le remboursement des frais correspondants. La caisse justifie, enfin, avoir versé une somme de 56,33 euros au titre de frais pharmaceutiques en lien avec la faute commise par le CHRU de Tours. Par suite, il y a lieu de condamner le CHRU de Tours à verser à la CPAM de Loir-et-Cher une somme totale de 13 892,41 euros, après application du taux de perte de chance de 75 %, en remboursement des frais engagés pour son assurée, Mme A.
En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :
14. L'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale permet aux caisses d'assurance maladie exerçant leur recours subrogatoire de recouvrer une indemnité forfaitaire de gestion égale au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans des limites fixées par arrêté. L'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 fixe les montants minimum et maximum de cette indemnité forfaitaire de gestion à respectivement 110 euros et 1 162 euros.
15. Eu égard au montant des sommes accordées à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher, il y a lieu de condamner le CHRU de Tours à lui verser la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
En ce qui concerne les intérêts :
16. La CPAM de Loir-et-Cher demande que les indemnités qui lui sont allouées soient assorties des intérêts au taux légal. Il y a lieu de faire droit à cette demande d'intérêts à compter, comme elle le demande, du 17 mars 2022, date de l'enregistrement au greffe de son premier mémoire.
Sur les dépens
17. Il y a lieu de mettre à la charge définitive du CHRU de Tours les frais et honoraires de l'expertise confiée au docteur B et au docteur D, liquidés et taxés respectivement à la somme de 2 503,55 euros et de 960 euros, par ordonnances de la présidente du tribunal du 2 décembre 2019.
Sur les frais liés au litige :
18. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du CHRU de Tours la somme de 1 500 euros à verser à Mme A, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a également lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CHRU de Tours la somme de 1 500 euros à verser à la CPAM de Loir-et-Cher, sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier régional universitaire de Tours est condamné à verser à Mme A une somme de 26 125 euros en réparation de l'ensemble de ses préjudices.
Article 2 : Le centre hospitalier régional universitaire de Tours est condamné à verser une somme de 13 892,41 euros à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher. Cette somme sera majorée des intérêts au taux légal à compter du 17 mars 2022.
Article 3 : Le centre hospitalier régional universitaire de Tours est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher la somme de 1 162 euros en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 4 : Le centre hospitalier régional universitaire de Tours versera une somme de 1 500 euros à Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le centre hospitalier régional universitaire de Tours versera une somme de 1 500 euros à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Les frais et honoraires d'expertise des docteurs B et D, liquidés et taxés par ordonnances du 2 décembre 2019 de la présidente du tribunal, sont mis à la charge du centre hospitalier régional universitaire de Tours.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A, au centre hospitalier régional universitaire de Tours, à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher et à la société Génération.
Copie en sera adressée aux experts.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Rouault-Chalier, présidente
M. Viéville, premier conseiller,
M. Nehring, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2023.
Le rapporteur,
La présidente,
Virgile C
Patricia ROUAULT-CHALIER
La greffière,
Agnès BRAUD
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026