Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2100223

vendredi 16 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2100223
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantSCP BIGNON LEBRAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2021, la société Tours-Eiffel, représentée par Me Vamour, demande au tribunal ;

1°) d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Tours a refusé de lui accorder un permis de construire pour la réalisation d'un ensemble immobilier à usage de logements, composé de 180 maisons individuelles, 213 logements collectifs répartis en 9 bâtiments pour une surface de plancher créée de 26 027m2, situé sur la parcelle cadastrée section BH n° 77 au 6 rue de Suède sur le territoire de la commune de Tours ;

2°) d'enjoindre à la commune de Tours de procéder à une nouvelle instruction du dossier de demande de permis de construire dans un délai de huit jours, sous astreinte de 5 000 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Tours la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté a été signé par une adjointe au maire dont il n'est pas établi dans les visas qu'elle disposait d'une délégation à cet effet, régulièrement publiée et transmise au contrôle de légalité ;

- le motif tiré de l'incompatibilité entre le projet et la vocation de la zone UM telle que définie par le règlement du plan local d'urbanisme et le plan d'aménagement et de développement durables (PADD), qui n'est pas un document opposable, est illégal, le projet étant bien compatible avec la vocation de la zone UM ;

- le motif tiré de ce que le projet méconnaitrait les orientations du PADD relatives au renouvellement urbain est illégal dès lors que les orientations du PADD sont inopposables à une demande de permis de construire ;

- le motif tiré de ce que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article UM 3 " Accès et Voirie " du règlement du plan local d'urbanisme est illégal ;

- le motif tiré de ce que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article UM 4 " Desserte des terrains par les réseaux " du règlement du plan local d'urbanisme est illégal ;

- le motif tiré de ce le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article UM 11 " Aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords " du règlement du plan local d'urbanisme est illégal et l'arrêté est entaché d'erreur d'appréciation au regard de ces dispositions ;

- le motif tiré de ce que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article UM 12 " Aires de stationnement " du règlement du plan local d'urbanisme est illégal ;

- le motif tiré de ce que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article UM 13 " Espaces libres et plantations " du règlement du plan local d'urbanisme est illégal.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2021, la commune de Tours, représentée par Me Cebron de Lisle, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la SCCV Tours Eiffel la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 18 novembre 2022, la SCCV Tours Eiffel déclare se désister.

Par un mémoire, enregistré le 21 novembre 2022, la commune de Tours déclare accepter le désistement de la société et renoncer à ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 18 novembre 2022, la SCCV Tours Eiffel a déclaré se désister de l'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

2. Par un mémoire enregistré le 21 novembre 2022, la commune de Tours a déclaré accepter le désistement et renoncer à sa demande tendant à ce qu'il soit mis à la charge de la société requérante la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Rien ne s'oppose à ce que soit donné acte de ce désistement des conclusions présentées au titre des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la SCCV Tours Eiffel.

Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par la commune de Tours sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Tours Eiffel et à la commune de Tours.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Delamarre, présidente,

Mme Bertrand, première conseillère,

Mme Pajot, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2022.

La rapporteure,

Anne-Laure A

La présidente,

Anne-Laure DELAMARRELa greffière,

Aurore MARTIN

La République mande et ordonne à la préfète d'Eure-et-Loir en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement