Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2101709

mercredi 11 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2101709
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral de cessibilité pris pour l'extension d'un cimetière à Trogues. Le requérant invoquait une erreur dans l'indication des voies de recours (mention d'un article 4 inexistant). Le juge a estimé que ce moyen était inopérant, car la contestation des mentions relatives aux voies et délais de recours est sans incidence sur la légalité de l'acte. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 mai 2021, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2020 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a déclaré cessible, au profit de la commune de Trogues, la parcelle de terrain nécessaire à l'extension du cimetière sur le territoire de cette commune.

Il soutient que l'arrêté indique qu'il est possible de faire un recours " suivant les mesures mentionnées à l'article 4 du présent arrêté ", alors que l'arrêté ne comporte que trois articles.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () "

2. A l'appui de sa requête, M. B se borne à indiquer que l'arrêté indique qu'il est possible de faire un recours " suivant les mesures mentionnées à l'article 4 du présent arrêté ", alors que l'arrêté ne comporte que trois articles. Toutefois, la contestation des mentions communiquées au titre de l'information du destinataire au sujet des voies et délais de recours est sans incidence sur la légalité de l'acte attaqué.

3. Ainsi, cette requête, qui n'a pas été utilement complétée ultérieurement, n'est assortie que d'un moyen inopérant, au sens des dispositions citées au point 1. Elle doit, pour ce motif, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Orléans, le 11 septembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.