Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2103764

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2103764
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL ALCIAT JURIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B, agent du centre hospitalier Jacques-Cœur de Bourges, d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du refus implicite de l’établissement de lui verser l’indemnité forfaitaire pour travail des dimanches et jours fériés, prévue par le décret du 28 septembre 2017, à compter de l’obtention d’une décharge totale d’activité syndicale. En cours d’instance, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du centre hospitalier tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 22 octobre 2021 et le 6 janvier 2023, Mme A B, représentée par Me Pelletier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du 21 août 2021 par laquelle la directrice du centre hospitalier Jacques-Cœur de Bourges a refusé de lui verser l'indemnité forfaitaire de travail les dimanches et jours fériés depuis l'obtention de sa décharge d'activité de service ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Bourges de procéder à la liquidation et au versement du montant de l'indemnité forfaitaire pour travail des dimanches et jours fériés à compter du 1er mars 2021, selon les modalités prévues par le décret du 28 septembre 2017 ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Bourges une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'elle remplit les conditions pour bénéficier de l'indemnité prévue par l'article 7 du décret du 28 septembre 2017 relatif aux garanties accordées aux agents publics exerçant une activité syndicale, depuis le 1er mars 2021, date à laquelle elle a obtenu une décharge totale de service dans le cadre de ses responsabilités syndicales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2021, le centre hospitalier de Bourges conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge Mme B une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par un mémoire, enregistré le 26 août 2024, Mme B déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de Mme Bernard et les conclusions de M. Gauthier, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 26 août 2024, Mme B déclare se désister des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme que le centre hospitalier de Bourges demande au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme B.

Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Bourges au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre hospitalier Jacques-Cœur de Bourges.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Lesieux, présidente,

Mme Bernard, première conseillère,

Mme Dicko-Dogan, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

La rapporteure,

Pauline BERNARD

La présidente,

Sophie LESIEUX

La greffière,

Céline BOISGARD

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.