Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2104261
mercredi 6 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2104261 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un courrier, enregistré le 24 novembre 2021, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 14 novembre 2021 par laquelle la directrice générale de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre le refus de prime de transition énergétique dénommée " MaPrimeRénov' ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () " Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête () / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "
2. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, qu'à la suite de son recours administratif préalable obligatoire, M. B a été informé qu'à défaut de décision explicite dans un délai de deux mois, une décision implicite serait acquise le 14 novembre 2021 et qu'il disposerait alors de deux mois pour former un recours contentieux devant le tribunal administratif. D'autre part, par un courrier du 24 novembre 2021, l'intéressé a saisi le tribunal en se bornant à contester la décision attaquée en soutenant qu'il avait droit à la prime dès lors qu'il avait " bien tout envoyé " et " qu'il a fait tout ce [que] demandent " les instructeurs de l'ANAH, sans préciser le motif du rejet qui lui a été initialement opposé par l'ANAH ni les motifs de droit justifiant selon lui son droit à la prime.
3. La requête présentée par M. B ne comporte ainsi l'exposé d'aucun moyen et n'a été suivie dans le délai du recours contentieux d'aucune production satisfaisant aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Ainsi, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à l'Agence nationale de l'habitat.
Fait à Orléans, le 6 novembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Denis LACASSAGNE
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.