lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2104517 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | FROUJY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2021 et un mémoire complémentaire, enregistré le 15 septembre 2022, M. A B, représenté par Me Froujy, demande au tribunal dans ses dernières écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2021 par lequel le préfet de Loir-et-Cher lui a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné ainsi que, l'arrêté du 13 septembre 2022, par lequel le préfet de Loir-et-Cher l'a assigné à résidence dans le département de Loir-et-Cher pour une durée de 45 jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa demande dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans cette attente, de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 500 euros.
Il soutient que :
- il n'est pas établi que le signataire de l'arrêté du 16 novembre 2021 aurait eu compétence pour ce faire ;
- la décision lui refusant la délivrance du titre de séjour sollicité est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L.421-35 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision lui refusant le droit au séjour est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des dispositions de l'article L.423-23 de ce même code au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision l'obligeant à quitter le territoire français doit être annulé par exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est également entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des éléments de sa situation personnelle et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté fixant le pays de destination est illégal du fait de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire ;
- l'arrêté l'assignant à résidence devra être annulé en conséquence de l'annulation de l'arrêté l'obligeant à quitter le territoire français ;
- l'arrêté l'assignant à résidence dans le département de Loir-et-Cher est insuffisamment motivé et porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir.
Par un mémoire enregistré le 19 juillet 2022 le préfet de Loir-et-Cher, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Le préfet de Loir-et-Cher a informé le présent tribunal le 13 septembre 2022 de l'assignation à résidence, dans le département de Loir-et-Cher, de M. B, notifiée le jour même.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article L.776-1 et suivants et R.776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les observations de Me Froujy représentant M. B et de M. B. Me Froujy a souligné que la demande de titre de séjour déposée en préfecture par M. B avait été enregistrée tardivement, alors qu'il l'a déposée antérieurement à sa majorité, ce qui a influé sur les textes dont il lui a été fait application. Elle a ajouté que celui-ci présente une réelle volonté d'intégration et entretient des liens très forts avec sa fratrie présente sur le territoire.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant malien, né le 21 juillet 2003 est, selon ses déclarations, entré en France le 5 octobre 2019. Hébergé par son frère qui réside et travaille à Vendôme, il a intégré en septembre 2020 le dispositif d'action remobilisation à temps plein au lycée Ampère et s'est vu proposé un contrat d'apprentissage en qualité d'apprenti boulanger. Se prévalant de ce contrat, il a présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 16 novembre 2021, le préfet de Loir-et-Cher lui a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de 30 jours. M. B n'a pas déféré à cette mesure.
2. Par un arrêté du 13 septembre 2022 notifié le jour même, le préfet l'a assigné à résidence dans le département de Loir-et-Cher, pour une durée de 45 jours à compter de la notification de cet arrêté. Il appartient dès lors au magistrat désigné par le président du tribunal administratif, en application des dispositions des articles L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-17 du code de justice administrative, de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français et sur la décision fixant le pays de destination ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, sur les conclusions accessoires à fin d'injonction, en application des articles L. 614-7 à L.614-13 de ce même code. La formation collégiale du tribunal - qui statuera sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative- reste saisie des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour et, en tant qu'elles s'y rattachent, des conclusions accessoires à fin d'injonction.
Sur les conclusions à fins d'annulation et d'injonction :
3. L'arrêté du 16 novembre 2021 a été signé par M. Nicolas Hauptmann, secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher, lequel disposait d'une délégation de signature accordée par le préfet de Loir-et-Cher-par arrêté du 25 janvier 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs sous le n° 41-2021-01-25-001, " à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département de Loir-et-Cher () à l'exclusion des déclinatoires de compétence, des arrêtés de conflit et ce qui concerne l'exercice du droit de passer outre à un avis défavorable du contrôle financier à priori et l'exercice du droit de réquisition du comptable. () ". Il s'ensuit que, Hauptmann justifie d'une délégation de signature pour tous les actes relevant des attributions de l'Etat, ce qui inclut les décisions prise en matière de séjour et d'éloignement des étrangers, comme le précise le second alinéa de l'article 1er de ce même arrêté. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
S'agissant du moyen tiré de l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L.421-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers âgés de seize à dix-huit ans qui déclarent vouloir exercer une activité professionnelle se voient délivrer l'un des titres de séjour suivants : 1° Une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " s'ils remplissent les conditions prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 ;/ 2° Une carte de séjour portant la mention " passeport talent (famille) " s'ils remplissent les conditions prévues aux articles L. 421-22 ou L. 421-23 ;/ 3° Une carte de résident s'ils remplissent les conditions prévues aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-4, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6,
L. 426-7 ou L. 426-10. /Ils peuvent, dans les autres cas, solliciter une carte de séjour temporaire, la carte de résident prévue aux articles L. 423-6, L. 423-10 ou L. 423-16, ou la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " prévue à l'article L. 426-17. ". Si M B revendique l'application de ces dispositions au motif qu'il a déposé sa demande d'admission au séjour dans la boîte aux lettres de la préfecture de Loir-et-Cher avant son dix-huitième anniversaire et précise qu'il est entré sur le territoire à l'âge de 16 ans et que sa demande était accompagné d'un contrat d'apprentissage destiné à lui permettre une inscription dans le cursus scolaire aux fins de préparer un CAP de boulanger, le préfet indique tant dans son arrêté que dans ses écritures en défense que la demande de M. B a été enregistrée le 21 juillet 2021. Cette date est corroboré par la date manuscrite figurant sur la demande revêtue de la signature de M. B et par le cachet de la préfecture figurant sur ce même document. M. B étant âgé de dix-huit ans à la date de sa demande, les dispositions revendiquées ne lui sont pas applicables et c'est sans erreur de droit que le préfet en a écarté l'application.
5. En second lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. En l'espèce, M. B dont la demande, au regard des documents communiqués, a été examinée sur le fondement des dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. Il ressort néanmoins des pièces du dossier que le préfet, après avoir examiné la situation professionnelle de l'intéressé, a procédé à l'examen de sa situation familiale. Le requérant est entré seul sur le territoire à l'âge de 16 ans et, après avoir été mis à l'abri par les services de l'aide sociale à l'enfance, a été pris en charge par son frère aîné qui travaille et réside sur Vendôme et est titulaire d'une carte de résident. Si l'intéressé indique que son frère aîné et son frère cadet sont tous deux entrés sur le territoire français durant leur minorité et, après avoir été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, sont désormais tous deux titulaires d'un titre de séjour et d'un contrat de travail à durée indéterminée, produisant à l'appui de ses allégations le titre de séjour de ses frères en soulignant les similitudes de leurs situations respectives, cette circonstance ne suffit pas à établir l'éventuelle erreur manifeste commise par le préfet dans l'appréciation de sa situation. Alors que le requérant dont la présence sur le territoire est récente, est célibataire, sans charge de famille et sans autre lien sur le territoire que ses deux frères, et qu'il a en outre indiqué oralement lors de l'audience que ses parents ainsi que son jeune frère et sa sœur résident toujours au Mali, il n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour qui lui est opposé porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi :
7. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 4 à 6 que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Le moyen doit donc être écarté.
8. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, M B n'établit pas que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ni qu'il aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 7 et 8 que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de sa contestation de la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit en cas d'exécution forcée de la décision d'éloignement. Le moyen doit donc être écarté.
10. Eu égard à ce qui vient d'être dit aux points 7 à 9, les conclusions à fins d'annulation de la décision obligeant M. B à quitter le territoire français et fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyé doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
11. Ainsi qu'il vient d'être dit au point 10, alors que l'illégalité de l'arrêté obligeant M. B à quitter le territoire français n'est pas établie, il n'est par suite pas fondé à demander l'annulation de la décision l'assignant à résidence, par voie de conséquence de l'annulation des décisions l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi.
12. Par ailleurs, alors que cet arrêté expose les éléments de faits et de droit qui le fondent, précisant notamment que l'éloignement de l'intéressé demeure une perspective raisonnable et qu'il est nécessaire de prévoir l'organisation matérielle de son départ, il est suffisamment motivé. Le moyen doit donc être écarté.
13. En dernier lieu, M B demande l'annulation de l'obligation de pointage qui lui est imposée en raison de son caractère disproportionné. Aux termes de l'arrêté assignant l'intéressé à résidence, le préfet lui a imposé de se rendre au commissariat de Vendôme les lundis, mercredis et vendredis à 8 h30 pour satisfaire à son obligation de pointage et également de demeurer dans les locaux où il réside, les mardis et jeudis, de 6 h à 9 h, afin de faire constater qu'il respecte la mesure d'assignation à résidence dont il fait l'objet. Toutefois, alors qu'il ressort des termes mêmes de l'arrêté que, l'intéressé dispose d'une adresse fixe et de documents d'identité qu'il a d'ailleurs remis aux services préfectoraux, qu'il a acquis une maitrise certaine de la langue française et continue, malgré les mesures prises à son encontre à chercher, par le biais du travail, à s'insérer sur le territoire, les obligations de pointage ainsi fixées apparaissent disproportionnées au but poursuivi. En conséquence, il y lieu d'en prononcer l'annulation.
14. Il résulte de ce qui précède que les obligations de pointage fixées par l'arrêté assignant M. B à résidence sont annulées. En revanche, les conclusions de M. B dirigées contre la décision l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination contenues dans l'arrêté du 16 novembre 2021 sont rejetées, de même que les conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent.
D E C I D E :
Article 1er : Les obligations de pointage imposées à M. B, par l'arrêté du préfet de
Loir-et-Cher du 13 septembre 2022 l'assignant à résidence, sont annulées.
Article 2 : Les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination contenues dans l'arrêté du 16 novembre 2021 du préfet de Loir-et-Cher, ainsi que les conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent, sont rejetées.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est renvoyé devant le présent tribunal pour y être statué en formation collégiale
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de Loir-et-Cher.
Copie en sera adressée à Me Froujy.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
Hélène C
Le greffier,
Florence PINGUET
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026