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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2200626

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2200626

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2200626
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL ATLANTIC JURIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une transmission effectuée le 25 février 2022 au moyen de l’application « Télérecours citoyens », Mme A... B... a adressé au tribunal un courrier du 25 février 2022 destiné au centre hospitalier régional universitaire de Tours concernant la prolongation de son arrêt de travail, la contestation d’une « décision de mise en congés et la fin de la maladie professionnelle » et une demande de « compléments d’information ».

Par un mémoire enregistré le 10 février 2023, le centre hospitalier régional universitaire de Tours conclut au rejet de la « requête » et à ce qu’une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :
- le tribunal n’est saisi d’aucun recours ;
- à supposer que le courrier de Mme B... puisse s’analyser comme une requête, elle est irrecevable faute d’énoncer des conclusions et des moyens ;
- en tout état de cause, la situation de la requérante a été traitée de manière parfaitement légale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…)les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. »

La demande que Mme B... a transmise au tribunal au moyen de l’application « Télérecours citoyens » s’adresse au centre hospitalier régional universitaire de Tours et tend à une contestation d’une « décision de mise en congés et la fin de sa maladie professionnelle ». Ce courrier, qui n’est pas adressé au tribunal, ne contient l’exposé d’aucun moyen ni d’aucune conclusion et n’a pas été ultérieurement complété dans le délai de recours contentieux. Il ne constitue pas une requête au sens des dispositions citées au point 2 de la présente ordonnance. Par suite, la demande de l’intéressée ne peut qu’être rejetée comme étant manifestement irrecevable, par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de Mme B... la somme que demande le centre hospitalier régional universitaire de Tours sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier régional universitaire de Tours au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au centre hospitalier régional universitaire de Tours.


Fait à Orléans, le 09 octobre 2024.


La présidente de la 4ème chambre,





Sophie LESIEUX

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l’accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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