jeudi 3 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2200902 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PALOUX |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires enregistrés le 18 mars 2022, le 21 avril 2022, le 27 février 2023, le 8 octobre 2023 et le 15 novembre 2023, sous le n° 2200902, M. et Mme C et E B, représentés par Me Paloux, avocat, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté de mise en sécurité du 17 février 2022 du maire d'Orléans concernant l'immeuble sis 10 boulevard Jean Jaurès à Orléans ;
2°) de mettre une somme de 3 000 euros à la charge de la commune d'Orléans en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés le 14 juin 2022, le 2 janvier 2023 et le 24 octobre 2023, la commune d'Orléans, représentée par l'AARPI Richer et Associés Droit Public, conclut au non-lieu à statuer sur la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge solidaire des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Un mémoire présenté pour M. et Mme B a été enregistré le 24 janvier 2024, après la clôture de l'instruction.
II. Par une requête et des mémoires enregistrés le 21 avril 2022, le 27 février 2023, le 8 octobre 2023, le 15 novembre 2023 et le 19 janvier 2024, sous le n° 2201432, Mme D B et M. A B, représentés par Me Paloux, avocat, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté de mise en sécurité du 17 février 2022 du maire d'Orléans concernant l'immeuble sis 10 boulevard Jean Jaurès à Orléans ;
2°) de mettre une somme de 3 000 euros à la charge de la commune d'Orléans, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés le 14 juin 2022, le 2 janvier 2023, le 24 octobre 2023 et le 19 janvier 2024, la commune d'Orléans, représentée par l'AARPI Richer et Associés Droit Public, conclut au non-lieu à statuer et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge solidaire des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n° 2200902, présentée pour M. et Mme C et E B, et n° 2201432, présentée pour Mme D B et M. A B, sont dirigées contre le même arrêté et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet de la même ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
3. La contestation d'un arrêté de mise en sécurité pris sur le fondement de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation relève du contentieux de pleine juridiction. Par suite, la légalité d'un tel arrêté s'apprécie à la date à laquelle le juge se prononce.
4. Par un arrêté du 28 juin 2022, le maire d'Orléans a prononcé la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité du 17 février 2022 concernant l'immeuble sis 10 boulevard Jean Jaurès à Orléans, dont Mme D B et M. A B sont propriétaires et dont M. et Mme C et E B sont usufruitiers. Par suite, et alors même, d'une part, que ceux-ci, par une requête n° 2400332 toujours pendante devant le tribunal, ont demandé la condamnation de la commune d'Orléans à les indemniser des préjudices qu'ils soutiennent avoir subis du fait de l'arrêté du 17 février 2022, d'autre part, que Mme D B et M. A B indiquent avoir l'intention d'introduire une requête ayant le même objet, les conclusions des requêtes n°s 2200902 et 2201432 tendant à l'annulation de l'arrêté de mise en sécurité pris par le maire d'Orléans ont perdu leur objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les parties sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des requêtes n° 2200902 et n° 2201432.
Article 2 : Les conclusions présentées par les parties sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C et E B, à Mme D B, représentante unique des requérants dans l'instance n° 2201432, et à la commune d'Orléans.
Fait à Orléans, le 3 juillet 2025.
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 220090
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026