Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2201312

mercredi 18 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2201312
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci contestait la suspension de son allocation de logement par la caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir à compter d'octobre 2021. Le tribunal a estimé que la suspension était fondée, car un contrôle avait révélé que M. B exerçait une activité indépendante non déclarée et ne justifiait pas de ses ressources. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 avril et 14 octobre 2022, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 7 juillet 2022 de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir rejetant son recours dirigé contre la décision de la caisse d'allocations familiales suspendant le versement de son allocation de logement à compter du 1er octobre 2021.

Il soutient que :

- les concours financiers ponctuels de la famille ne sont pas à prendre en compte ;

- la décision n'est pas fondée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2022, la caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- un contrôle de la situation du requérant a été effectué au mois de juillet 2021 ;

- les résultats de ce contrôle ont conduit à la suspension de l'allocation de logement versée au requérant à compter du mois d'octobre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. L'article L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation dispose que : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. Ce barème est établi en prenant en considération : 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint et des personnes vivant habituellement à son foyer, telles que définies aux articles L. 822-5 à L. 822-8 ; () ". Aux termes de l'article R. 822-2 du même code : " Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles dont bénéficient le demandeur ou l'allocataire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer () ".

2. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir a effectué, en juillet 2021, le contrôle de la situation du requérant au regard de son aide au logement. Le contrôleur assermenté de la caisse a constaté que l'intéressé exerçait une activité indépendante sans toutefois l'avoir déclarée auprès de l'URSSAF, qu'il ne s'acquittait pas de cotisations, que le requérant ne pouvait justifier des ressources perçues à raison de ses activités dans le domaine de la musique et de l'écriture et, notamment, de ses ventes réalisées vers l'étranger et qu'il n'a pas déclaré les pensions alimentaires perçues en 2019. Le requérant ne produit aucun élément sérieux, notamment les relevés de ses comptes bancaires, permettant de déterminer les ressources qu'il perçoit de ses activités. Par suite, la caisse d'allocations familiales a pu, à bon droit, suspendre le versement de l'aide au logement du requérant.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 décembre 2024.

Le magistrat désigné,Le greffier,

Jean-Michel DELANDRE Laurent BOUSSIERES

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.