Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2201429
mardi 9 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2201429 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP GERIGNY & ASSOCIES |
Résumé IA
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) retirant une subvention « MaPrimeRénov’ ». En cours d’instance, l’ANAH a finalement accordé la prime de 400 euros au requérant et l’a versée. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée sous le n°2200917 le 13 janvier 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris, M. B... A..., représenté par Me Bouillaguet demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 6 août 2021 par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a décidé de prononcer le retrait de sa subvention au dispositif « MaPrimeRénov’ » qui lui avait été initialement octroyée par décision du 14 avril 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l’ANAH une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 2200917 du 20 avril 2022, enregistrée au greffe du tribunal administratif d’Orléans le 23 avril 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis le dossier de la requête de M. A....
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2025, l’Agence nationale de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (...) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
En l’espèce, par une décision du 6 août 2021, la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a procédé au retrait de la prime de transition énergétique dite « MaPrimeRénov’ » accordée à M. A... pour un montant de 400 euros. Cette décision a été confirmée, sur recours administratif préalable obligatoire formé par l’intéressé, par une décision de rejet née le 16 novembre 2021. Toutefois, à la suite d’un réexamen de la situation du requérant, l’ANAH a finalement accepté le recours administratif préalable obligatoire par une décision du 4 décembre 2024. Par une décision rectificative du 5 décembre 2024, une prime de transition énergétique de 400 euros a été accordée à M. A... et versée le 31 janvier 2025. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. A... ont perdu leur objet. Il n’y a donc pas lieu pour le tribunal d’y statuer.
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Agence nationale de l’habitat la somme demandée par M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation de la requête de M. A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à l’Agence nationale de l’habitat.
Fait à Orléans, le 9 septembre 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Denis LACASSAGNE
La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée sous le n°2200917 le 13 janvier 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris, M. B... A..., représenté par Me Bouillaguet demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 6 août 2021 par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a décidé de prononcer le retrait de sa subvention au dispositif « MaPrimeRénov’ » qui lui avait été initialement octroyée par décision du 14 avril 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l’ANAH une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 2200917 du 20 avril 2022, enregistrée au greffe du tribunal administratif d’Orléans le 23 avril 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis le dossier de la requête de M. A....
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2025, l’Agence nationale de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (...) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
En l’espèce, par une décision du 6 août 2021, la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a procédé au retrait de la prime de transition énergétique dite « MaPrimeRénov’ » accordée à M. A... pour un montant de 400 euros. Cette décision a été confirmée, sur recours administratif préalable obligatoire formé par l’intéressé, par une décision de rejet née le 16 novembre 2021. Toutefois, à la suite d’un réexamen de la situation du requérant, l’ANAH a finalement accepté le recours administratif préalable obligatoire par une décision du 4 décembre 2024. Par une décision rectificative du 5 décembre 2024, une prime de transition énergétique de 400 euros a été accordée à M. A... et versée le 31 janvier 2025. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. A... ont perdu leur objet. Il n’y a donc pas lieu pour le tribunal d’y statuer.
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Agence nationale de l’habitat la somme demandée par M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation de la requête de M. A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à l’Agence nationale de l’habitat.
Fait à Orléans, le 9 septembre 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Denis LACASSAGNE
La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.