LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2201508

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2201508

vendredi 17 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2201508
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantFROUJY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er mai 2022, Mme B F, représentée par Me Froujy, avocate, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 1er mars 2022 par laquelle le préfet de Loir-et-Cher a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour ainsi que l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel cette même autorité lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays destination de cette mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quarante-huit heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme F soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus d'enregistrement :

- cette décision est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que l'article D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui lui a été opposé ne lui était pas applicable, cette disposition étant entrée en vigueur à compter du 1er mai 2021, alors que sa demande d'asile été enregistrée le 11 août 2020 ;

- elle n'a pas reçu l'information visée par les dispositions des articles R. 311-6 et R. 311-37 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables au présent litige : il appartenait alors au préfet d'instruire sa demande et elle a été privée d'une garantie ;

- cette décision doit être regardée comme portant refus de titre de séjour ;

- le délai de forclusion ne peut lui être opposé dès lors que la naissance de son enfant le 8 octobre 2020 constitue une circonstance nouvelle ;

- cette décision méconnaît la circulaire du 28 février 2019 qui prévoit que les demandes tardives soient instruites " en cas d'invocation de circonstances nouvelles dans les meilleurs délais possibles afin qu'elles ne retardent pas l'intervention d'une décision globale et le cas échéant la prise d'OQTF " ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est entachée d'incompétence ;

- elles est illégale du fait de l'illégalité de la décision du 1er mars 2022 ;

- elle est entachée d'une erreur de fait en indiquant qu'elle n'avait pas renvoyé de dossier complet depuis la date du 16 février 2022 alors que le courrier du 16 février 2022 portait demande de pièces complémentaires (photographies et timbre fiscal) et qu'elle s'est immédiatement exécutée, et alors en outre que le préfet n'évoque pas la décision du 1er mars 2022 qui se fonde sur le fait que son dossier ne sera pas instruit faute d'avoir été introduit dans le délai prévu par l'article D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui suppose que son dossier était complet ;

- elle est entachée d'une erreur de droit ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire enregistré le 22 août 2022, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme F, ressortissante de la République démocratique du Congo, née le 16 juin 1985, est entrée régulièrement en France le 27 janvier 2020, munie d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour pour l'Espagne valable du 5 janvier au 29 janvier 2020. Elle a, le 27 février 2020, déposé une demande d'asile qui a été enregistrée en procédure " Dublin ". Cette procédure ayant échoué, la demande d'asile de l'intéressée a été enregistrée le 22 juillet 2020 en procédure accélérée, demande qui a été rejetée par une décision de l'Office français pour la protection des réfugiés et apatrides du 30 août 2021, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 14 janvier 2022. A la suite de ces rejets, le préfet de Loir-et-Cher a, par un arrêté du 28 mars 2022, fait obligation à Mme F de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Parallèlement à cette procédure d'asile, l'intéressée a, le 9 février 2022, demandé son admission exceptionnelle au séjour. Le préfet de Loir-et-Cher, par une décision du 1er mars 2022, a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour, sur le fondement de l'article D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que cette demande avait été déposée plus de deux mois après l'enregistrement de sa demande d'asile. Mme F demande l'annulation de la décision 1er mars 2022 ainsi que de l'arrêté du 28 mars 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 1er mars 2022 :

2. Aux termes de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à la date de la décision attaquée et reprenant les dispositions de l'ancien article L. 311-6 : " Lorsqu'un étranger a présenté une demande d'asile qui relève de la compétence de la France, l'autorité administrative, après l'avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée et des conséquences de l'absence de demande sur d'autres fondements à ce stade, l'invite à indiquer s'il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l'affirmative, à déposer sa demande dans un délai fixé par décret. Il est informé que, sous réserve de circonstances nouvelles, notamment pour des raisons de santé, et sans préjudice de l'article L. 611-3, il ne pourra, à l'expiration de ce délai, solliciter son admission au séjour. / Les conditions d'application du présent article sont précisées par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article D. 431-7 du même code, reprenant les dispositions de l'ancien article D. 311-3-2 : " Pour l'application de l'article L. 431-2, les demandes de titres de séjour sont déposées par le demandeur d'asile dans un délai de deux mois. Toutefois, lorsqu'est sollicitée la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article L. 425-9, ce délai est porté à trois mois ".

3. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante a reçu, lors du dépôt de sa demande d'asile le 22 juillet 2020, l'information prévue à l'article L. 311-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable. La méconnaissance de cette formalité a pour effet de rendre inopposable aux demandeurs d'asile, non régulièrement informés, le délai pour demander un titre de séjour sur un autre fondement. Par suite, le préfet ne pouvait, dans sa décision du 1er mars 2022 - prise antérieurement à l'arrêté du 28 mars 2022 portant obligation de quitter le territoire français, fondé sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile -, opposer à la demande de titre de séjour présentée par Mme G le 9 février 2022 son caractère tardif en application de l'article D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante est donc fondée à demander l'annulation de cette décision pour ce motif.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 28 mars 2022 :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, l'obligation de quitter le territoire français attaquée a été signée par M. Nicolas Hauptmann, secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher. Par un arrêté du 25 janvier 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. C A, préfet de Loir-et-Cher, a donné délégation à M. D à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département de Loir-et-Cher ", cette délégation comprenant " notamment, la signature de tous les actes administratifs () relatifs au séjour et à la police des étrangers ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte contesté manque en fait et doit être écarté.

5. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision du 1er mars 2022 refusant l'enregistrement de la demande de titre de séjour présentée par Mme G le 9 février 2022 est inopérant dès lors que cette décision n'est pas le fondement de l'obligation de quitter le territoire français attaquée du 28 mars 2022, qui n'est pas davantage intervenue en raison de ce refus.

6. En troisième lieu, la décision attaquée indique que Mme G " a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour le 09 février 2022 qui lui a été retournée car étant incomplète le 16 février 2022 " et que " l'intéressée n'a pas renvoyé de dossier depuis cette date ". Si la requérante soutient que cette assertion est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle a produit les pièces complémentaires demandées, à savoir des photographies et un timbre fiscal, elle n'établit pas avoir communiqué ces pièces à la préfecture. La circonstance que la décision du 1er mars 2022 est fondée sur le caractère tardif de sa demande de titre de séjour ne signifie pas que son dossier était complet. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit, en tout état de cause, être écarté.

7. En quatrième lieu, la circonstance que le préfet ne cite pas la décision du 1er mars 2022 est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué qui n'a pas pour base légale cette décision et qui n'a pas été pris en application de celle-ci.

8. En dernier lieu, les moyens tirés de ce que l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle et familiale de la requérante et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant sont dépourvus des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

9. D'une part, dès lors que l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français n'est pas établie, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.

10. D'autre part, les moyens tirés de ce que la décision fixant le pays de renvoi méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant sont, en tout état de cause, dépourvus des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 28 mars 2022 doivent être rejetées.

12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme G est seulement fondée à demander l'annulation de la décision du 1er mars 2022, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens dirigés contre cette décision.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

13. Le présent jugement implique nécessairement que le préfet de Loir-et-Cher enregistre et réexamine la demande de titre de séjour présentée par Mme G. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet d'enregistrer et de réexaminer cette demande, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

14. En l'espèce, Mme G n'établissant pas avoir exposé d'autres frais que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été accordée par décision du 13 mai 2022, sa demande tendant à ce que l'Etat lui verse la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 1er mars 2022 du préfet de Loir-et-Cher est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de Loir-et-Cher d'enregistrer et de réexaminer la demande de titre de séjour présentée par Mme G dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement et de la munir, dans l'attente de ce réexamen et dans un délai de huit jours, d'une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B G et au préfet de Loir-et-Cher.

Délibéré après l'audience du 3 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Dorlencourt, président,

Mme Le Toullec, première conseillère,

M. Lardennois, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2023.

La rapporteure,

Hélène E

Le président,

Frédéric DORLENCOURT

La greffière,

Isabelle METEAU

La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions