Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2201779

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2201779
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C épouse A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du 26 avril 2022 de la ministre de l’éducation nationale, qui l’avait promue au 9ème échelon sans lui accorder la bonification d’ancienneté d’un an prévue par le II de l’article 13 du décret du 4 juillet 1972. En cours d’instance, la ministre a pris un nouvel arrêté le 18 septembre 2024 octroyant cette bonification et promouvant l’intéressée à compter du 1er mars 2021. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 mai 2022, Mme B C épouse A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté de la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en date du 26 avril 2022 qui l'a promue au 9ème échelon de la classe normale du corps de professeurs agrégés, à compter du 1er mars 2022, soit 3 ans et 6 mois après le passage au 8ème échelon et non 2 ans et 6 mois, en tant qu'elle n'a pas bénéficié de la bonification d'ancienneté d'un an prévue par le II de l'article 13 du décret du 4 juillet 1972.

Par un mémoire enregistré le 23 septembre 2024, la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut au non-lieu à statuer sur la requête au motif que par un arrêté du 18 septembre 2024, lui octroyant ainsi le bénéfice de la bonification d'ancienneté sollicitée, Mme C épouse A a été promue au 9ème échelon de la classe normale à compter du 1er mars 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 18 septembre 2024, lui octroyant ainsi le bénéfice de la bonification d'ancienneté sollicitée, Mme C épouse A a été promue au 9ème échelon de la classe normale à compter du 1er mars 2021. Par suite, ses conclusions aux fins d'annulation ont perdu leur objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme C épouse A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A et à la ministre de l'éducation nationale.

Fait à Orléans, le 5 novembre 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.