Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2202048
lundi 8 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2202048 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 juin 2022 et un mémoire complémentaire, enregistré le 20 septembre 2022, Mme B A, représentée par Me Maumont, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision explicite du 4 août 2022 de la ministre des armées rejetant son recours administratif préalable et obligatoire formé le 28 janvier 2022 devant la commission des recours des militaires à l'encontre de la décision n° 3884114/ARM/RHAT/BCCM/CAR du 29 novembre 2021 la plaçant en congé de longue durée pour maladie pour une première période, sans reconnaître le lien au service de l'affection motivant l'ouverture du droit à congé ;
2°) d'enjoindre au ministre des armées de réexaminer sa demande, de reconnaître le lien au service de son affection et de prendre une nouvelle décision d'attribution de congé de longue durée pour maladie en lien avec le service ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 26 octobre 2022, le ministre des armées conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme A et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 27 octobre 2022, Mme A conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que par décision du 12 octobre 2022 le ministre des armées a placé Mme A en congé de longue durée pour maladie du 27 août 2021 au 26 février 2022 et reconnu le lien au service de l'affection motivant l'ouverture de ce droit à congé. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme A ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme A.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre des armées.
Fait à Orléans, le 8 avril 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.