jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2202299 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BAUR ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er juillet 2022, M. A B, représenté par Me Kante, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2022 par lequel la préfète du Loiret a refusé sa demande d'admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination et l'a obligé à se présenter auprès de la brigade de gendarmerie de Châteauneuf-sur-Loire chaque lundi et mercredi à 9h ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte fixée à 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, et à titre subsidiaire de lui enjoindre de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions en lui délivrant durant l'examen de sa demande, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus d'admission au séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d'incompétence ;
- la décision est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen approfondi de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 7-b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus d'admission au séjour.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale, en ce qu'il a fixé le centre de ses intérêts en France.
S'agissant de la décision portant assignation à résidence :
- elle est illégale en ce que le requérant est salarié d'une entreprise de restauration, vit en France depuis plus de 7 ans de sorte que cette décision lui porte préjudice.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2022, la préfète du Loiret, représentée par Me Hervois, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité algérienne, né le 25 janvier 1987, est entré sur le territoire français le 13 avril 2015, muni d'un visa de type C. Il a sollicité le 30 septembre 2021 la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de l'article
L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 14 juin 2022, la préfète du Loiret a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.
Sur les décisions portant refus d'admission au séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, la décision contestée a été signée par M. Benoît Lemaire, secrétaire général de la préfecture du Loiret, qui bénéficiait d'une délégation de la préfète, en vertu d'un arrêté du 27 juillet 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de son bureau au nombre desquelles figurent les décisions de refus de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise l'accord franco-algérien, la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il expose, par ailleurs, avec suffisamment de précision, les éléments déterminants de la situation personnelle du requérant qui ont conduit à lui refuser la délivrance d'un certificat de résidence et à l'obliger à quitter le territoire français. Cet arrêté comporte ainsi l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivé. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit, dès lors, être écarté.
4. Il ressort des pièces du dossier, notamment des termes mêmes de l'arrêté en litige, que la préfète, qui n'est pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments qu'elle a pris en compte mais seulement ceux sur lesquels elle fonde sa décision, a procédé à un examen particulier de la situation de M. B.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
6. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " sous réserve des conventions internationales ". En ce qui concerne les ressortissants algériens, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles ils peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Dès lors que ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
7. S'il résulte de ce qui a été dit au point 6 que M. B ne peut utilement se prévaloir du bénéfice des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort des termes de la décision attaquée que la préfète du Loiret a néanmoins fait usage de son pouvoir discrétionnaire en examinant l'opportunité d'une mesure de régularisation qu'elle a toutefois en l'espèce écartée.
8. M. B se prévaut de sa résidence en France depuis 7 ans à la date de la décision attaquée, de son emploi en qualité d'agent polyvalent au sein d'une entreprise de restauration depuis mai 2020, de ses liens avec des amis, collègues, cousins et de sa maîtrise de la langue française. Toutefois, de telles circonstances ne peuvent être regardées comme des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires susceptibles de justifier son admission exceptionnelle au séjour, dès lors que, d'une part, le requérant ne justifie d'aucune attache familiale sur le territoire et que, d'autre part, son expérience professionnelle est trop récente pour être considérée comme suffisante et pérenne. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir, que la décision préfectorale attaquée lui refusant la régularisation exceptionnelle serait entachée d'une erreur de droit.
9. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que M. B ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'accord franco-algérien régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et qu'en tout état de cause, le requérant n'a pas formulé de demande de titre de séjour sur ce fondement. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit par suite être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. "
11. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait formé une demande de délivrance d'un certificat de résidence au titre des stipulations de l'article 7-b) de l'accord franco-algérien. Au surplus, comme l'indique la préfète dans son mémoire en défense, une telle demande est subordonnée à la délivrance d'un visa de long séjour. Il ressort, en outre, des termes mêmes de l'arrêté du 14 juin 2022 que la préfète du Loiret n'a pas examiné son droit au séjour sur ce fondement et n'a pas opposé l'absence de contrat de travail visé par l'autorité administrative. La préfète a refusé de délivrer au requérant un titre de séjour au titre de son pouvoir de régularisation, au motif de l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7-b) de l'accord franco-algérien ne peut qu'être écarté, sans que la circonstance que les métiers de restauration soient considérés en tension n'ait d'incidence.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
13. Si M. B résidait en France depuis sept ans à la date de la décision attaquée, il ressort des pièces du dossier qu'il est célibataire et sans charge de famille. En outre, il n'établit pas être dépourvu de toutes attaches personnelles ou familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 28 ans. Par ailleurs, la seule circonstance qu'il est employé en qualité d'agent polyvalent dans la restauration depuis plus de deux ans, et que ce secteur soit considéré en tension, ne permet pas d'établir qu'il aurait désormais en France le centre de ses attaches familiales et personnelles. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Loiret aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle l'a obligé à quitter le territoire français, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Pour les mêmes motifs, la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision portant refus d'admission au séjour et obligation de quitter le territoire français sur sa situation personnelle.
15. En dernier lieu, dès lors que le requérant n'établit pas l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour, le motif tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
16. Dès lors qu'il n'est pas établi que l'obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquelles elle a été prise, le requérant n'est pas fondé, en tout état de cause, à demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi au motif qu'il a le centre de ses intérêts en France.
Sur la décision portant obligation de présentation à la brigade de gendarmerie :
17. Aux termes de l'article L. 513-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé en application du II de l'article L. 511-1 peut, dès la notification de l'obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. / Cet étranger peut également être contraint à résider dans le lieu qu'une décision motivée de l'autorité administrative désigne. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire. Le premier alinéa du présent article est applicable. (13). La préfète du Loiret a prescrit au requérant de remettre son passeport et de se présenter chaque lundi et mercredi à 9 h auprès de la brigade de gendarmerie de Châteauneuf-sur-Loire afin de faire constater qu'il respecte la mesure d'éloignement pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ.
18. L'obligation de présentation à laquelle un étranger est susceptible d'être astreint sur le fondement de l'article L. 513-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne constitue pas une assignation à résidence au sens des dispositions des articles L. 561-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision, qui tend à assurer que l'étranger accomplit les diligences nécessaires à son départ dans le délai qui lui est imparti, concourt à la mise en œuvre de l'obligation de quitter le territoire français. Par ailleurs, si le requérant soutient que cette mesure lui porte préjudice du fait de son emploi, il n'établit pas devoir être présent sur son lieu de travail les lundis et mercredis à 9 h.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 14 juin 2022 attaqué doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
20. L'Etat n'étant pas la partie perdante à la présente instance, il y a lieu de rejeter les conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Loiret.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Delamarre, présidente,
Mme Bertrand, première conseillère,
Mme Pajot, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
La rapporteure,
Anne-Laure C
La présidente,
Anne-Laure DELAMARRELa greffière,
Martine DESSOLAS
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026