Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2202376

lundi 26 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2202376
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET CASADEI-JUNG

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de La Chapelle-Saint-Sépulcre le plaçant en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le décès du requérant ayant été porté à la connaissance du tribunal, les ayants droit ont été mis en demeure de reprendre l'instance sans y donner suite. En application des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 juillet 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 3 mai 2022 par lequel le maire de la commune de La Chapelle-Saint-Sépulcre l'a placé en disponibilité d'office pour raisons de santé.

Par un mémoire enregistré le 17 octobre 2022, la commune de La Chapelle-Saint-Sépulcre, représentée par Me Rainaud, conclut au rejet de la requête.

Par un courrier en date du 16 février 2024, la commune de La Chapelle-Saint-Sépulcre a informé le tribunal du décès du requérant.

Par lettres du 26 avril 2024, les ayants-droits de M. A ont été invités à confirmer qu'ils reprenaient en cette qualité l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 634-1 du code de justice administrative : " Dans les affaires qui ne sont pas en état d'être jugées, la procédure est suspendue par la notification du décès de l'une des parties () Cette suspension dure jusqu'à la mise en demeure pour reprendre l'instance () ".

3. Le décès de M. B A a été porté à la connaissance du tribunal par le courrier de la commune de Louzouer visé ci-dessus. L'affaire n'est pas en état d'être jugée. Aucun ayant droit de M. B A n'ayant déclaré reprendre l'instance en dépit de la mise en demeure adressée en ce sens à la succession du requérant décédé, il n'y a pas lieu, en l'état, par application des dispositions de l'article R. 634-1 du code de justice administrative, de statuer sur la requête.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête de M. B A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la succession de M. B A et à la commune de La Chapelle-Saint-Sépulcre.

Fait à Orléans, le 26 août 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.