Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2202627
jeudi 30 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2202627 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 juillet 2022, M. B C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 juillet 2022 par lequel la préfète d'Eure-et-Loir a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit en exécution de l'interdiction du territoire français prononcée à son encontre le 28 juin 2019 par le tribunal correctionnel de Paris.
Il soutient qu'il est lourdement handicapé et a besoin de soins.
Par ordonnance du 22 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Defranc-Dousset a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, se disant B C, ressortissant algérien né le 26 février 2000, a été condamné le 28 juin 2019 par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d'emprisonnement de 18 mois assortie d'une interdiction du territoire français d'une durée de cinq ans. Il a également été condamné le 9 juillet 2019 à une peine de trois ans d'emprisonnement. Le 18 juillet 2022, la préfète d'Eure-et-Loir a pris à son encontre un arrêté fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit en exécution de l'interdiction judiciaire du territoire prononcée à son encontre. Aux termes de sa requête, M. C doit être regardé comme demandant l'annulation de cet arrêté du 18 juillet 2022.
2. En se bornant à se prévaloir de ce qu'il est lourdement handicapé depuis qu'il a mis le feu à sa cellule et de ce qu'il présente des difficultés d'élocution et des difficultés motrices, le requérant n'établit pas, en l'absence de tout autre élément à l'appui de sa requête, que l'arrêté en litige fixant l'Algérie, pays dont il a la nationalité, comme pays à destination duquel il pourra être renvoyé, est entaché d'illégalité. Par suite, les conclusions de M. A se disant M. C doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A, se disant M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A, se disant B C et au préfet d'Eure-et-Loir.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Best-De Gand, première conseillère,
Mme Defranc-Dousset, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2023.
La rapporteure,
Hélène DEFRANC-DOUSSET
La présidente,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSALa greffière,
Nadine PENNETIER-MOINET
La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.