LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2203031

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2203031

mercredi 8 février 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2203031
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS IOSCA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2022, et une pièce complémentaire, enregistrée le 19 décembre 2022, Mme B C, représentée par Me Jean-Baptiste Iosca, avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision 48SI du ministre de l'intérieur datée du 9 février 2022, non notifiée, l'informant de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours gracieux du 20 juin 2022 formé à l'encontre de cette décision 48SI ;

2°) d'annuler les décisions de retrait d'un point, un point, un point, deux points et un point de son permis de conduire consécutives à des infractions au code de la route, commises les 24 avril 2021, 1er avril 2021, 7 mars 2018, 7 janvier 2018 et 10 décembre 2017 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

Elle soutient que :

- elle n'a pas reçu les informations prescrites par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la commission des infractions en litige ;

- la réalité des infractions n'est pas établie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 novembre 2022, le ministre de l'intérieur conclut :

- à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête ;

- à titre subsidiaire, au fond, au rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Il soutient que :

- la requête est tardive ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Loisy, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte du relevé d'information intégral de Mme C, issu du système national des permis de conduire, édité à la date du 15 novembre 2022, que le solde en points du permis de conduire de l'intéressée est nul à la suite de différentes infractions au code de la route. La requérante, aux termes de ses écritures, demande l'annulation de la décision 48SI du ministre de l'intérieur datée du 9 février 2022, non notifiée, l'informant de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours gracieux du 20 juin 2022 formé à l'encontre de cette décision 48SI, l'annulation des décisions de retrait de retrait d'un point, un point, un point, deux points et un point de son permis de conduire consécutives à des infractions au code de la route, commises les 24 avril 2021, 1er avril 2021, 7 mars 2018, 7 janvier 2018 et 10 décembre 2017, et enfin qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés.

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 7 février 2007 modifié pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux : " Dans l'hypothèse où le destinataire est absent, le prestataire l'informe par tout moyen que l'envoi postal est mis en instance ainsi que du lieu où cet envoi peut être retiré. () ".

3. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé.

4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que le ministre de l'intérieur a notifié, par lettre recommandée en accusé de réception, à l'adresse de la requérante, 3 Place du 11 novembre à Saint-Avertin (37550), sous le n° 2C 155 473 1200 4, une décision 48SI dont il est justifié qu'elle comportait les voies et délais de recours, l'informant de la perte de validité de son permis de conduire et lui enjoignant de le restituer, à la suite de différentes infractions au code de la route. Selon les mentions portées sur l'avis de réception postal produit par le ministre relatif au pli contenant cette décision, l'intéressée a été avisée le 9 février 2022 de la mise à disposition dudit pli. Cet avis porte la mention du motif de non distribution " pli avisé et non réclamé ". La requérante n'allègue pas et ne produit aucun élément de nature à établir qu'elle ne résidait pas, à cette date, à l'adresse précitée. Ainsi, faute pour l'intéressée d'avoir retiré le pli dans les quinze jours ayant suivi la notification, celle-ci est réputée être intervenue à la date du 9 février 2022, qui est celle mentionnée dans le relevé d'information intégral, extrait du système national du permis de conduire, relatif à la situation de Mme C. Cette notification a fait partir le délai de recours contentieux de deux mois prévu par les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Ce délai a couru tant à l'encontre de la décision 48SI que des décisions de retraits de points mentionnées dans cette décision. Il n'a pu être rouvert par le recours administratif de Mme C daté du 14 juin 2022 qui a été reçu le 20 juin 2022 par le ministre de l'intérieur. Par suite, les conclusions de la requête de Mme C tendant à l'annulation de la décision 48SI d'invalidation de son permis de conduire, ainsi, en tout état de cause, que des décisions ministérielles de retrait de points citées dans la décision 48SI, qui n'ont été enregistrées au greffe du tribunal que le 2 septembre 2022, sont tardives et, par suite irrecevables.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C ne peut qu'être rejetée, y compris s'agissant de ses conclusions en injonction.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 8 février 2023.

Le magistrat désigné,

Paule A

Le greffier

Roger MBELANI La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026