Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2203250
lundi 28 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2203250 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 septembre 2022, la société à responsabilité limitée (SARL) Max coiffure conteste la notification de l'ordre à recouvrer d'un montant de 5 821,75 euros émis à son encontre par le président directeur général de l'Agence de services et de paiement et correspondant à un trop-perçu au titre de l'aide à l'activité partielle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. D'une part, aux termes de l'article R. 431-2 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat. () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit à peine d'irrecevabilité être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date du dépôt de la réclamation ".
3. Enfin, aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".
4. La requête de la SARL Max coiffure, enregistrée le 19 septembre 2022, ne comportait ni la décision attaquée ni les pièces justifiant des diligences accomplies pour en obtenir la production auprès de l'administration. Par ailleurs, cette requête, qui tend à l'annulation d'un ordre à recouvrer d'un montant de 5 821,75 euros émis à l'encontre de la société par le président directeur général de l'Agence de services et de paiement et correspondant à un trop-perçu au titre de l'aide à l'activité partielle, n'entre dans le champ d'aucune des exceptions mentionnées à l'article R. 431-3 du code de justice administrative. Elle doit, dès lors, être présentée par l'un des mandataires indiqués à l'article R. 431-2 du même code. La société requérante a donc été invitée, par deux courriers du 22 septembre 2022 envoyés sous plis recommandés avec avis de réception, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Ce courrier comportait également la mention suivant laquelle à défaut de régularisation dans ce délai, sa requête serait considérée comme irrecevable et pourrait être rejetée. Or, les plis, qui ont été régulièrement présentés à l'adresse indiquée par la société requérante, ont été retournés au tribunal avec la mention " pli avisé et non réclamé " de sorte que la SARL Max coiffure est réputée en avoir pris connaissance le jour de leur présentation à son siège social. Ainsi, la société requérante n'ayant pas, dans le délai imparti, régularisé sa requête, d'une part, en recourant à l'un des mandataires énumérés à l'article R. 431-2 du code de justice administrative et, d'autre part, en produisant la décision attaquée émanant de l'administration ni justifié de l'impossibilité de la produire, sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée, en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la SARL Max coiffure est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Max coiffure.
Fait à Orléans, le 28 novembre 2022.
La présidente de la 4ème chambre,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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